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1 septembre 2026

La cloche de la rentrée et le retour d’Azur!

Journal de Voltaire – Mardi 1er septembre 2026

Bonsoir bonsoir mes chers copains à quatre pattes et leurs humains dévoués !

LA CLOCHE DE LA RENTRÉE… ET LE RETOUR D’AZUR !

Ding… ding… ding…

Ce matin, mes amis, porté par le vent, le son de la cloche de l’école est arrivé jusqu’au royaume. Un bruit inhabituel, venu de loin, qui a aussitôt réveillé ma vigilance.

— Papa, c’est quoi, ça ?

— C’est la rentrée des classes, mon bonhomme. Tu peux retourner te coucher, tu es bien trop petit pour aller à l’école. Et après ton week-end de fête, repose-toi : ton copain Azur et ses adorables parents ne vont pas tarder à arriver !

La rentrée ! Voilà donc pourquoi le village s’agitait de si bonne heure. Moi, un roi n’a pas d’école, alors je veux bien retourner me prélasser un peu.

Mais avant cela, je suis tout de même allé faire mon inspection matinale. Dehors, l’air était frais et la rosée brillait encore sur les herbes. Elle mouillait doucement mes pattounes tandis que le vent faisait frissonner les feuilles des mûriers platanes qui longent la maison.

Après les pluies bienfaisantes de la semaine dernière, le jardin semble enfin respirer. Les sauges microphylla, fatiguées par les grandes chaleurs de l’été, commencent à refleurir. Quelques petites fleurs rouges et roses apparaissent de nouveau parmi les feuillages. Cela fait plaisir à voir, même si, personnellement, je préfère toujours renifler ce qui se cache dessous.

UN PEU DE MÉLANCOLIE… MAIS PAS TROP

Je vous avoue quand même avoir ressenti un petit pincement au cœur. Ma tata des montagnes et tout ce beau monde sont repartis, et le royaume semble soudain bien silencieux.

Cela dit, il y a tout de même un point positif à cette accalmie : plus de tente ! Cette drôle de chose en toile claquait au vent et, entre nous, elle me faisait un tout petit peu peur lorsqu’elle se mettait à bouger toute seule. Bon débarras, l’engin suspect !

— Papa, tu crois qu’Azur va se souvenir de moi ?

— Bien sûr, mon bonhomme ! Et sa maman aussi. Comment pourraient-ils t’avoir oublié ?

Voilà qui me rassure. Un roi aime savoir qu’on ne l’oublie pas dans son propre royaume.

En attendant mes invités, je suis donc reparti inspecter le domaine pendant que Papa travaillait dans son bureau. La sécurité avant tout.

LES GRANDES RETROUVAILLES

Et puis, soudain, un coup de klaxon a retenti devant le royaume.

— Papa, ils arrivent !

Mes amis, quelle joie ! J’ai retrouvé mon copain Azur complètement fou fou de nous revoir, gigotant dans tous les sens. Le pauvre chou avait été malade pendant le trajet, car figurez-vous qu’il déteste la voiture.

Moi, c’est tout le contraire : j’adore regarder défiler les paysages par la fenêtre et laisser entrer toutes les odeurs du voyage par la vitre entrouverte. Chacun ses goûts !

Nous avons aussitôt commencé nos retrouvailles : des bisous, des reniflages et tous les potins échangés en un clin de truffe.

Mais en inspectant mon copain de plus près, une drôle d’odeur m’est arrivée en plein museau. Azur venait de se parfumer à la sauge sclarée du jardin ! Sa maman trouvait qu’il sentait très bon. Papa, lui aussi, aime beaucoup cette odeur forte et singulière.

Moi, pas du tout !

J’ai reculé ma truffe immédiatement. Je préfère encore l’odeur de la terre mouillée, de l’herbe couverte de rosée ou, mieux encore, celle d’un bon morceau de viande dans la cuisine. Mon copain pouvait garder son parfum de sauge !

Nous avons ensuite pris la direction du gîte d’Azur. J’ai tenu à vérifier que tout était en ordre pour recevoir mon invité de marque. Un roi soigne toujours l’accueil de ses hôtes.

LE BÉBÉ LIÈVRE DE LA ROCAILLE

Maintenant, nous allons pouvoir parcourir le jardin tous les deux, et j’ai déjà une petite idée derrière la truffe.

Hier, pendant que Papa arrosait, j’ai repéré un bébé lièvre blotti sous un romarin, dans la rocaille. Il m’a encore échappé, le petit coquin, mais il ne doit pas être bien loin.

Alors, à deux, avec Azur, qui sait ? Nous réussirons peut-être à l’apercevoir de nouveau !

Oui, je sais, je suis un doux rêveur… comme mon Papa. Mais c’est justement ce qui rend la vie si belle au royaume : on court après des lièvres qu’on n’attrape jamais et on est heureux quand même.

Bonne soirée à tous les copains, et vive les retrouvailles !

Léchouilles heureuses,

Le petit roi Voltaire 👑🥰😘

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