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5 septembre 2026

Quelle Semaine dans le Royaume !

Journal de Voltaire – Samedi 5 septembre 2026

Bonjour bonjour mes chers copains à quatre pattes et leurs humains dévoués !

QUELLE SEMAINE DANS LE ROYAUME !

Mes amis, depuis l’arrivée de mon copain Azur et de ses parents, Christine et Yves, je peux vous dire que la vie au royaume a sérieusement changé de rythme.

Moi qui ai normalement mes petites habitudes, mes heures d’inspection, mes siestes soigneusement réparties dans la journée et mon papa rien que pour moi, voilà que je mène depuis quelques jours une véritable vie de petit roi en vacances.

Et surtout, maintenant, j’ai une excellente raison de me lever tôt.

Azur !

Enfin… Azur, oui. Mais pas seulement.

Il y a aussi Christine.

Et ses friandises.

Ce matin encore, j’avais les yeux ouverts bien avant Papa. La lumière commençait à entrer doucement dans la chambre et, dehors, le royaume s’éveillait tranquillement. Mais moi, j’étais déjà prêt.

Je savais qu’un peu plus loin, au gîte, Azur était là.

Alors j’ai commencé par la méthode douce.

Je me suis agité sur le lit.

Rien.

J’ai marché autour de Papa.

Toujours rien.

— Papa… réveille-toi !

Aucune réaction.

Pourtant, quand il s’agit de se retourner dans le lit et de récupérer toute la couverture, il sait très bien bouger.

J’ai donc décidé de passer à une technique qui a déjà fait ses preuves : le jouet.

Je suis allé en chercher un et je l’ai déposé sur sa tête.

Papa a remué légèrement.

Encouragé par ce premier résultat, je suis reparti en chercher un deuxième.

Même endroit.

Sur la tête.

— Voltaire…

Ah ! Ça y est ! Un signe de vie !

Mais puisqu’il avait prononcé mon nom sans pour autant se lever, j’ai compris qu’il fallait encore augmenter la pression.

Et justement, mes amis, j’avais une nouveauté à tester.

Hier, j’ai reçu de très jolis cadeaux envoyés par une fidèle lectrice du Journal. Parmi eux, un esquimau et un cactus. Deux nouveaux jouets immédiatement adoptés et, surtout, deux outils dont je n’avais pas encore mesuré toutes les possibilités.

J’ai choisi le cactus.

Un cactus, normalement, ça pique. Celui-là pas beaucoup, mais suffisamment, pensais-je, pour faire comprendre à Papa que le royaume n’allait pas attendre qu’il ait terminé sa grasse matinée.

Retour sur le lit.

Cactus sur Papa.

— Voltaire ! Qu’est-ce que tu fabriques ?

Enfin !

— Papa, debout ! Il faut ouvrir la porte !

— Il est trop tôt.

Trop tôt ?

Mais trop tôt pour quoi ?

Azur est réveillé. Enfin, probablement. Christine aussi. Enfin, je l’espère. Et les friandises, elles, sont forcément déjà réveillées.

UNE DEUXIÈME MAMIE AU ROYAUME

Depuis que Christine est au royaume, j’ai d’ailleurs découvert quelque chose de très agréable : elle me dorlote.

Et moi, évidemment, je la laisse faire.

Je sais très bien prendre mon petit air innocent, me rapprocher doucement, lever les yeux vers elle et attendre. Généralement, cela fonctionne très bien.

Elle me parle, elle me caresse, elle s’occupe de moi…

Finalement, Christine, c’est un peu comme ma mamie.

Alors forcément, quand Papa me dit qu’il est trop tôt pour aller voir Azur, il oublie une partie essentielle du problème : moi, j’ai toute une deuxième famille à visiter !

Et cette semaine, entre Azur, ses parents, les jeux dans le jardin et nos courses à travers le royaume, mes journées sont plutôt bien remplies.

PREMIER MARCHÉ GOURMAND POUR AZUR

Mais hier soir, les amis, nous avons franchi une nouvelle étape dans les vacances d’Azur.

Son premier marché gourmand !

Et pas n’importe lequel : le dernier marché gourmand de l’année à La Sauvetat-du-Dropt.

Moi, je connais.

Depuis l’âge de quatre mois, Papa m’emmène dans ce genre d’endroit. Les grandes tablées, le monde, les odeurs, les chiens, les gens qui veulent me caresser, les assiettes qui passent juste sous ma truffe sans que personne ne semble comprendre qu’elles pourraient parfaitement s’arrêter devant moi… J’ai de l’expérience.

Azur, lui, découvrait.

Avant de partir, je l’avais donc prévenu.

— Écoute-moi bien, Azur. Là-bas, il va y avoir beaucoup de monde. Il faut être sage et discret.

Bon.

Je reconnais que « discret » et « Azur » ne sont pas toujours deux mots que l’on pense spontanément à mettre dans la même phrase.

Il est jeune. Six mois de moins que moi, tout de même ! Et avec mes six mois d’expérience supplémentaires, je peux bien lui donner quelques conseils.

Nous sommes montés en voiture et, là, je dois reconnaître que mon copain m’a surpris.

Il a été sage.

Moi aussi, évidemment.

La route défilait derrière les vitres et nous avancions tranquillement vers notre soirée. Peu à peu, la chaleur de la journée s’effaçait et, lorsque nous sommes arrivés, l’ambiance avait déjà envahi les lieux.

Du monde partout.

Des voix qui se mélangeaient, des gens qui s’appelaient d’une table à l’autre, le bruit des chaises que l’on déplaçait, des verres que l’on posait, et surtout…

Les odeurs.

Oh là là, les odeurs !

À hauteur de truffe, un marché gourmand, mes amis, c’est une épreuve.

Ça grillait de tous les côtés. Les parfums de viande chaude flottaient dans l’air, disparaissaient quelques secondes, revenaient avec un souffle de vent et repartaient aussitôt vers une autre table.

Et nous, au milieu de tout cela, il fallait d’abord trouver une place.

Papa regardait à droite.

À gauche.

Encore à droite.

Les tables étaient pleines.

Finalement, nous en avons aperçu une près du food-truck du boucher. L’une des dernières places disponibles.

Papa s’est installé.

Moi, j’ai immédiatement compris que le hasard faisait parfois très bien les choses.

Le boucher.

Juste à côté.

Je me suis assis avec toute la dignité nécessaire et j’ai commencé à observer.

Azur, lui, avait beaucoup plus de mal à savoir où regarder. Une odeur arrivait à droite, une personne passait à gauche, un chien apparaissait au loin, une assiette traversait son champ de vision…

Sa tête tournait dans tous les sens.

Je le regardais du coin de l’œil avec mon expérience de vieux routier des marchés gourmands.

— Du calme, Azur. Il faut faire comme moi.

À cet instant précis, une assiette de viande est passée devant ma truffe.

J’ai suivi l’assiette des yeux jusqu’à ce qu’elle disparaisse.

Bon.

Faire comme moi, oui, mais il y a des limites.

Puis Papa est revenu avec son faux-filet.

Mes amis…

Cette odeur !

Je me suis rapproché légèrement.

Très légèrement.

Juste assez pour rappeler ma présence.

Papa a mangé.

J’ai attendu.

Il a encore mangé.

J’ai continué d’attendre.

Puis enfin, un tout petit morceau est arrivé jusqu’à moi.

Du faux-filet !

Ce n’est pas tous les jours que votre petit roi mange cela et je peux vous dire que je n’en ai pas laissé une miette.

Azur, malgré toute cette agitation autour de lui, était adorable. Un peu excité, certes, mais pour une première sortie au milieu d’autant de monde, il se débrouillait très bien.

ALERTE : UN EXTRATERRESTRE !

Jusqu’à ce qu’un chien vienne rôder près de notre table.

Et alors là, mes amis, je ne sais pas d’où il sortait, celui-là.

Azur l’a aperçu et s’est immédiatement redressé.

Moi aussi, j’ai regardé.

Un chien avec des yeux d’un bleu ciel presque irréel, du blanc autour… enfin, quelque chose d’un peu étrange.

Limite, il me faisait peur.

Azur, lui, n’a pas hésité une seconde :

— Ouaf ! Ouaf ! Ouaf ! Ouaf !

Le chien n’a pas bougé.

— Ouaf ! Ouaf !

Toujours rien.

Il restait là, parfaitement tranquille, à nous regarder.

Je me suis penché vers Azur.

— Continue, mon copain… je crois que l’extraterrestre n’a pas compris que nous parlions chien.

— Ouaf ! Ouaf ! Ouaf !

Rien à faire.

L’extraterrestre semblait totalement insensible aux protestations d’Azur.

Finalement, après nous avoir observés encore un moment avec ses drôles d’yeux, il a poursuivi son chemin comme si de rien n’était.

Azur s’est calmé.

Moi, j’ai quand même vérifié qu’il ne revenait pas.

On ne sait jamais avec les extraterrestres.

Après cela, la soirée s’est poursuivie tranquillement. Nous étions bien, tous ensemble, dans cette ambiance de fin d’été, avec les conversations autour de nous, la douceur du soir revenue après la chaleur de la journée et toutes ces bonnes odeurs qui continuaient à flotter autour des tables.

Et surtout, j’avais mangé du faux-filet.

Je tenais à le rappeler.

Nous sommes rentrés au royaume bien fatigués, avec deux petits chiens beaucoup moins agités qu’au départ.

L’ÉTRANGE COUP DE FIL DU SAMEDI MATIN

Ce matin, autre aventure, mais beaucoup moins amusante.

Les humains de ma copine Kissme ont appelé Papa.

Papa a regardé son téléphone avec un air étonné.

— Tiens… les parents de Kissme. Qu’est-ce qui se passe ?

Moi aussi, je me suis posé la question.

Parce que Kissme qui appelle Papa un samedi matin, ce n’est pas vraiment dans ses habitudes.

Enfin… surtout parce que Kissme n’a toujours pas appris à se servir d’un téléphone.

Et là, nous avons appris que ma pauvre copine avait été attaquée par un gros chien noir qui l’avait mordue à l’arrière.

Ah non !

Ça, ce n’est plus drôle du tout.

Pauvre Kissme.

Heureusement, elle va mieux aujourd’hui, et c’est bien le principal.

Je lui envoie donc de très grosses léchouilles royales pour qu’elle se remette vite de cette vilaine aventure.

Mais franchement, Kissme, la prochaine fois que tu veux donner de tes nouvelles à Papa, essaie plutôt d’apprendre à téléphoner toi-même. Ce sera beaucoup moins inquiétant.

Voilà, mes amis, une semaine au royaume qui n’a vraiment pas manqué d’animation.

Je vous souhaite une très belle journée. Il va encore faire chaud dans le royaume, alors nous allons profiter du jardin sans oublier de chercher un peu de fraîcheur et de repos entre deux aventures.

Léchouilles affectueuses.

Le petit roi Voltaire 👑🥰😘

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