17 octobre 2026
Un été indien qui n’en finit plus.
Journal de Voltaire – Jeudi 15 octobre 2026
Bonsoir bonsoir mes chers copains à quatre pattes et leurs humains dévoués !
UN ÉTÉ INDIEN QUI N’EN FINIT PLUS
Mes amis, le temps est devenu complètement fou. Vingt-huit degrés et demi aujourd’hui ! Au milieu du mois d’octobre ! Il y a une semaine je grelottais à dix-sept degrés en réclamant mon beau gilet, et me voilà de nouveau à chercher le moindre coin d’ombre comme en plein mois d’août.
D’ailleurs, il faisait si chaud que je n’avais même pas envie de sortir sur la terrasse. Moi ! Le roi des inspections ! J’ai donc décidé que la seule place digne d’un souverain par une telle chaleur était mon panier, bien au frais à l’intérieur.
DRING DRING !
Et c’est évidemment à ce moment précis que ça a sonné.
Dring dring !
Mes amis, vous me connaissez : j’ai hurlé, j’ai aboyé comme un fou. Parce que franchement, cette sonnette m’exaspère ! Elle arrive comme ça, sans prévenir, sans la moindre autorisation royale, et elle vous oblige ensuite à aller répondre. Une invention parfaitement grossière.
Et le pire, c’est que Papa dormait. Il est encore un peu patraque en ce moment.
— Papa ! Papa ! Vite, réveille-toi !
— Quoi… je dors, je suis malade…
— Non, viens, ça sonne !
UN ENGIN ÉNORME DANS LE ROYAUME
Et là, surprise : un tracteur. Mais pas un petit tracteur, non. Un engin gigantesque, un monstre de métal ! Et derrière le volant, un voisin venu faucher les prairies.
Alors là, mes amis, ça m’a sérieusement contrarié.
— Papa, il va couper tous les chemins dans les prairies ! Et mes copains les animaux, alors ?
— Il ne va pas tout faucher, rassure-toi, mon bonhomme.
Parce que c’est bien beau de faucher, mais moi je pense à mes lièvres, à mes faisans, à tout ce petit monde qui vit là-dedans et qui ne demande rien à personne. Mon fameux monsieur le faisan, celui qui mène trois à zéro contre moi, il habite là, figurez-vous !
J’ai donc monté la garde derrière la baie vitrée pendant toute l’opération, l’œil rivé sur ma vaste zone gibier, à surveiller chaque passage de l’engin. Et heureusement, il reste la forêt tout autour pour que mes petits sujets puissent s’y réfugier le temps que ça se calme.
Voilà, mes amis. Entre une canicule hors saison, une sonnette insolente, un Papa malade et un tracteur dans mon royaume, votre petit roi a eu sa dose d’émotions pour aujourd’hui. Je vais retourner dans mon panier, à l’ombre, et attendre que tout ce beau monde se tienne tranquille.
Bonne soirée mes copains et mes followers !
Léchouilles ombragées,
Le petit Roi Voltaire

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