Le Journal de Voltaire
Le rappel du Yorkshire : pourquoi il ne revient pas
Un Yorkshire qui ne revient pas au premier appel n’est pas désobéissant : il compare ce qu’il est en train de faire à ce que vous lui proposez. Rendre le retour plus intéressant que le reste, c’est toute la méthode.
Ce que je voudrais que mon humain sache — par Sa Majesté Voltaire, roi de Clapiéra
Ce n’est pas une question d’obéissance
Si je ne reviens pas toujours au premier appel, ce n’est pas nécessairement une question d’obéissance. Mes ancêtres travaillaient seuls et on leur demandait de persévérer, pas de consulter leur humain toutes les trois secondes.
Quand vous m’appelez, je compare simplement ce que je fais — une odeur, une piste, quelque chose qui bouge — avec ce que vous proposez. Si je tarde, l’arbitrage ne vous est pas favorable à cet instant précis. Le rappel consiste donc à rendre le retour plus intéressant que le reste.
Commencer facile, et ne jamais répéter le mot
On commence là où c’est facile : dans le salon, le couloir ou un jardin calme. Dix retours réussis dans la maison valent mieux qu’un appel répété sans résultat au milieu d’une prairie pleine d’odeurs.
Choisissez un seul mot et évitez de le répéter en boucle. Un signal prononcé cinq fois m’enseigne que les quatre premiers ne comptent pas. S’il est déjà très usé, un nouveau mot peut permettre de recommencer proprement.
Ce qui se passe après le retour compte le plus
Ce qui se passe juste après mon retour décide de la fois suivante. Si revenir signifie toujours la laisse, la voiture ou la fin de la promenade, j’apprends que le rappel interrompt tout ce qui est agréable. Récompensez le retour et, très souvent, laissez-moi repartir explorer.
On ne gronde jamais un chien qui revient, même en retard. Vous ne puniriez pas le retard : vous puniriez l’action de revenir.
Une longe permet de travailler sans transformer chaque promenade en pari. Elle offre de l’espace tout en évitant que le chien découvre qu’il peut disparaître au loin. Avec un petit gabarit, le piège est de compter sur le fait qu’on pourra toujours le rattraper et le porter. Beaucoup de petits chiens apprennent ainsi à se faire attraper, pas à revenir.
Papa affirme que je reviens toujours. Il oublie simplement de préciser combien de fois il m’appelle. Je considère qu’un roi doit parfois laisser à son greffier le temps d’améliorer sa proposition.
Le conseil de Voltaire : faites du retour une bonne nouvelle et entraînez-le avant le jour où vous en aurez vraiment besoin.
Ce guide partage des repères généraux pour mieux comprendre le Yorkshire Terrier. Il ne remplace jamais l’avis d’un éducateur canin connaissant votre chien.
