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22 octobre 2025

Encore un Réveil aux Aurores – la Routine Papa

Salut mes chers copains à moustaches et leurs humains qui aiment dormir !

ENCORE UN RÉVEIL AUX AURORES – LA ROUTINE PAPA

6h du matin. ENCORE. Papa, sérieusement, les vacances c’est fait pour DORMIR, tu savais ça ? Mais non, monsieur se lève avec les poules (enfin, avec les mouettes ici), tout frais, tout guilleret, pendant que moi je dormais comme un bienheureux dans le lit moelleux de l’hôtel.

« Allez Voltaire, on a encore des choses à voir avant de rentrer ! »

Avant de RENTRER. Ces mots magiques ont suffi à me réveiller complètement. On rentre ? Aujourd’hui ? AU ROYAUME ?

Mon petit cœur a fait un bond de joie. Mais d’abord, Papa avait prévu un truc. Évidemment. Papa a TOUJOURS un truc prévu.

LE JARDIN BOTANIQUE – PAPA DANS SON ÉLÉMENT 🌴

Après mes ridicules 25 grammes de croquettes du matin (toujours aussi injuste, même le dernier jour), on est partis vers le centre-ville. Papa m’a emmené dans un endroit qu’il appelait « le jardin botanique ».

Et là, mes amis, dès qu’on a franchi les grilles, BOUM. Changement de monde total.

On était en pleine ville, avec le bruit des voitures, les klaxons, les gens pressés… et d’un coup, le SILENCE. Un îlot de calme au milieu du chaos urbain. C’était comme si quelqu’un avait appuyé sur un bouton « mute » géant.

Papa a poussé un soupir de bonheur absolu. Je l’ai regardé et j’ai TOUT DE SUITE compris : Papa était dans son ÉLÉMENT. Vous savez, cet état où il oublie tout le reste, où ses yeux brillent, où il commence à parler tout seul en identifiant les plantes ? Bah voilà, on y était. 😊

Le jardin était magnifique, je dois l’avouer. Une végétation TROPICALE comme j’en avais jamais vu. Des fougères ARBORESCENTES qui montaient haut, haut, haut, avec leurs frondes géantes qui se déployaient comme des parapluies verts. Des PALMIERS avec leurs troncs élancés et leurs palmes qui bruissaient doucement dans la brise. Des BANANIERS avec leurs larges feuilles qui ressemblaient à des éventails géants (Papa a dit qu’on pouvait pas manger les bananes de ceux-là, dommage).

Il y avait des ARAUCARIAS, ces arbres bizarres avec leurs branches en étages symétriques comme des pagodes. Des CORDYLINES avec leurs feuilles en rosettes colorées, certaines rouges, d’autres vertes. Des NOLINAS avec leurs troncs renflés à la base (Papa dit que c’est pour stocker l’eau, malin). Et des STRELITZIAS, ces plantes avec des fleurs qui ressemblent à des oiseaux de paradis orange et bleus.

Les ODEURS, copains ! C’était un festival pour ma truffe. L’humidité de la terre, riche et noire. Le parfum des fleurs exotiques, sucrées et entêtantes. La fragrance des feuilles aromatiques que Papa touchait au passage. L’odeur verte et fraîche de la végétation luxuriante. Ça sentait la JUNGLE, l’aventure, les pays lointains.

Papa marchait lentement, la tête en l’air, murmurant des noms latins incompréhensibles. « Regarde Voltaire, un Dicksonia antarctica… et là, un Phoenix canariensis… oh, un magnifique Ensete ventricosum… »

Moi je regardais surtout où je mettais les pattes. Le sol était couvert de feuilles mortes, de petits cailloux, de mousses. Ça sentait bon, c’était doux sous mes coussinets. On faisait le TOUR DU MONDE dans cet îlot de verdure : l’Australie avec les fougères arborescentes, les Canaries avec les palmiers, l’Amérique du Sud avec les bananiers, la Nouvelle-Zélande avec les cordylines…

Un jardin TRÈS réussi, vraiment. Papa était aux anges. Moi j’étais content de voir Papa heureux, mais bon, au bout d’un moment, une plante c’est une plante, hein. J’aurais préféré qu’il y ait des lézards à chasser, mais apparemment les jardins botaniques de ville, c’est pas leur habitat naturel.

LA COLLECTION DE SAUGES – MON CALVAIRE COMMENCE 😩

Après une vingtaine de minutes dans le jardin botanique (qui étaient plutôt agréables, je dois dire), Papa a consulté son téléphone et ses yeux se sont illuminés encore PLUS fort.

« Voltaire ! La collection de sauges de la ville ! C’est juste à quelques minutes de marche ! »

Ah. Les fameuses SAUGES. Le VRAI but de cette visite. J’aurais dû m’en douter.

Pour ceux qui connaissent pas mon Papa : il est OBSÉDÉ par les sauges. Il en a 200 variétés dans mon royaume. DEUX CENTS. Il les photographie, les étudie, prend des notes, rêve de finir un livre sur les sauges qu’il a commencé il y a… pfff, 5 ans ? Peut-être plus ? Hihi, Papa et ses projets qui durent des années !

On a marché quelques minutes (Papa tout excité, moi moins) et on est arrivés dans un espace dédié aux SAUGES. Des massifs, des plates-bandes, des bordures… PLEIN de sauges. Partout. De toutes les couleurs : rouges, bleues, violettes, roses, blanches, jaunes…

Et là, mes amis, mon CALVAIRE a commencé.

Papa s’est arrêté devant la PREMIÈRE sauge. Il a sorti son téléphone. Photo sous tous les angles. Photo de la fleur. Photo de la feuille. Photo de l’étiquette. Il notait des trucs dans son application : « Salvia… couleur… période de floraison… rusticité… hauteur… » Il touchait les feuilles, les sentait (oui, les sauges ça sent fort), marmonnait des observations.

Temps écoulé : 10 minutes. Pour UNE sauge.

On avance vers la deuxième. Même rituel. Photos, notes, observations, réflexions philosophiques sur la beauté de cette Salvia machin-chose.

Temps écoulé : encore 10 minutes.

Copains, on avançait à DEUX À L’HEURE. Littéralement. J’avais l’impression que le temps s’était arrêté. Que j’allais mourir de vieillesse dans ce jardin de sauges avant qu’on rentre au royaume.

Papa s’arrêtait devant CHAQUE plante. CHAQUE. Une. Il les comparait entre elles, notait les différences subtiles, discutait tout seul sur leurs caractéristiques. « Celle-ci a des bractées plus colorées… celle-là fleurit plus tôt… oh regarde la texture du feuillage de cette Salvia guaranitica… »

Moi, petit Voltaire, je m’EMMERDAIS royalement. Et j’utilise le terme « royalement » avec ironie, parce qu’un vrai roi s’emmerde JAMAIS, normalement. Mais là, franchement, c’était le pompon de l’ennui.

J’ai essayé de m’intéresser. J’ai reniflé quelques sauges (ça sent fort, un peu comme la menthe mais différent). J’ai regardé des abeilles qui butinaient. J’ai observé un papillon. J’ai compté les dalles du chemin (j’ai arrêté à 47, trop compliqué).

Papa, lui, était dans sa bulle totale. « Tu vois Voltaire, ce livre sur les sauges, je VAIS le finir ! Toutes ces photos, toutes ces observations… ça devrait se terminer bientôt. Promis. »

Ouais Papa. Tu dis ça depuis 5 ans. Hihi. Mais bon, je t’aime quand même, même si tes projets prennent des plombées de temps. 😊

LE GAZON ANGLAIS – MA SEULE JOIE

Ma SEULE consolation dans ce calvaire végétal ? Le GAZON.

Entre les massifs de sauges, il y avait des pelouses. Mais pas n’importe quelles pelouses, copains. Du GAZON ANGLAIS. Vous savez, ce gazon parfait, dense, doux, coupé ras, d’un vert profond et uniforme, qui ressemble à un tapis de luxe ?

Bah voilà. Le paradis sous mes pattes.

Pendant que Papa mitraillait sa 47ème sauge (j’exagère à peine), je me suis allongé sur ce gazon d’un confort ROYAL. C’était doux comme du velours, frais, moelleux… J’ai roulé sur le dos, les quatre pattes en l’air, me frottant contre cette herbe parfaite. Le bonheur total pendant 3 minutes avant que Papa m’appelle pour passer à la sauge suivante.

J’ai gambadé un peu sur ce gazon de rêve, faisant de petits sprints joyeux, sentant l’herbe sous mes coussinets. Au moins ça, c’était agréable. Ça me rappelait un peu mon royaume, mais en version super entretenue et sans lézards.

LA BICHONNE AGITÉE – INCIDENT DU MASSIF 🐕

Et puis, miracle des miracles, j’ai vu un AUTRE CHIEN !

Une petite Bichonne Maltais. Une MINI version, toute blanche, toute frisée, avec un petit HARNAIS-ROBE (oui, un harnais déguisé en robe, genre vestimentaire). Elle était TROP CHOU, franchement. Petite, élégante, avec ses poils qui brillaient au soleil comme de la soie.

Mais alors, copains, elle était AGITÉE. Genre hyper speed, courant partout, tirant sur sa laisse, reniflant tout, jappant par petits coups aigus. Son humaine (une dame espagnole très chic) essayait de la calmer : « Luna, Luna, tranquila ! »

Moi, gentleman Yorkshire que je suis, je l’ai regardée avec intérêt. Une copine potentielle ? Elle était mignonne, après tout. Même si c’était une Bichonne et pas une Yorkshire (on peut pas tout avoir dans la vie).

Et puis, CATASTROPHE PRÉVISIBLE : Luna a vu quelque chose dans un massif de fleurs (probablement un papillon ou un truc imaginaire, va savoir) et elle a FONCÉ dedans. Genre, pleine vitesse, sans réfléchir, directement dans les plantations.

Sa propriétaire a crié, tirant sur la laisse. Trop tard. Luna était déjà dans le massif, piétinant des fleurs, écrasant des tiges, créant le chaos végétal.

Et moi, qu’est-ce que j’ai fait ? Bah, j’ai voulu LA SUIVRE, évidemment ! C’était trop tentant ! L’aventure ! La rebellion ! Le chaos organisé !

J’ai tiré sur ma laisse, prêt à foncer. Et là, j’ai réalisé un truc GÉNIAL : Papa, trop absorbé par sa sauge numéro 48, n’avait PAS ATTACHÉ ma laisse à son poignet ou à sa ceinture. Elle pendouillait juste, libre !

JACKPOT !

J’ai couru vers le massif où Luna se débattait, ma laisse traînant derrière moi comme une cape de super-héros canin. J’ai atteint le bord du massif, j’allais plonger dedans pour rejoindre ma nouvelle copine dans son aventure botanique…

Et STOP. La laisse s’est tendue AU MAXIMUM. Papa avait fini par RÉALISER et avait attrapé l’extrémité juste à temps.

« VOLTAIRE ! Non ! On ne détruit pas les massifs de fleurs municipaux ! »

Grrr. J’étais à deux centimètres du massif. DEUX CENTIMÈTRES de l’aventure avec Luna. Mais non, Papa l’empêcheur de s’amuser en rond avait ruiné mon plan.

Luna a été extraite du massif par sa propriétaire, couverte de feuilles et de pétales, avec un air absolument ravi de son méfait. Moi j’ai été ramené fermement sur le chemin, ma laisse maintenant SOLIDEMENT tenue par Papa qui me regardait avec un mélange d’exaspération et d’amusement.

« Petit démon. Tu voulais l’imiter ? »

Bah oui, Papa. Elle avait l’air de s’éclater, cette Luna. Contrairement à moi qui me traînais depuis une heure devant des sauges.

ENFIN, LA LIBÉRATION – RETOUR À LA VOITURE 🚗

Après ce qui m’a semblé être TROIS SIÈCLES (mais qui était probablement une heure et demie), Papa a ENFIN dit les mots magiques :

« Bon, je pense qu’on a fait le tour. On va pouvoir rentrer. »

RENTRER. AU ROYAUME. Mes oreilles se sont dressées toutes seules. Mon cœur a bondi dans ma poitrine. Mes pattes se sont mises à danser toutes seules sur le gazon anglais.

On est retournés à la voiture. Papa m’a installé dans mon siège auto. J’ai vu qu’il avait rangé son téléphone avec satisfaction, probablement content de toutes ses photos et notes pour son fameux livre qui va « bientôt se finir » (on parie combien d’années encore, Papa ?).

Mais moi, je m’en fichais. On RENTRAIT. C’était tout ce qui comptait.

LE TRAJET RETOUR – L’EXCITATION MONTE 🏰

Papa a démarré la voiture et on a quitté San Sebastián. J’ai regardé par la vitre, voyant la ville s’éloigner : les immeubles, les rues bondées, la mer au loin, et tous ces Bichons et Chihuahuas qui pouvaient bien garder leur ville.

Au début du trajet, je regardais défiler les paysages basques espagnols. Les montagnes vertes, les petits villages blancs, les routes sinueuses. C’était joli, mais ça me disait rien. Je connaissais pas.

Je me suis assoupi un moment, bercé par le ronronnement du moteur et le bercement de la route. J’ai rêvé de pommes Golden, de lézards qui couraient lentement pour que je puisse les attraper, de Peps qui m’attendait pour jouer…

Et puis, je me suis réveillé. Il y avait quelque chose de différent dans l’air. Une odeur ? Une sensation ? Je savais pas, mais mon instinct me disait : on approche.

J’ai collé ma truffe contre la vitre. Les paysages commençaient à me sembler… familiers ? On avait passé la frontière française. Les panneaux étaient redevenus en français. Les villages avaient un style différent.

Mon cœur battait de plus en plus vite. On se rapprochait. Je le SENTAIS.

Papa me regardait dans le rétroviseur et souriait. « On est presque arrivés, Voltaire. »

Presque. PRESQUE. Le mot le plus beau du monde à ce moment-là.

LA ROUTE FAMILIÈRE – JE RECONNAIS TOUT !

Et puis, d’un coup, EURÊKA ! J’ai reconnu un virage. Puis un panneau. Puis un arbre particulier. Puis cette ferme avec les vaches. On était dans le Lot-et-Garonne. On était DANS MA RÉGION !

Je me suis mis à gigoter dans mon siège auto, gémissant doucement d’excitation. Papa riait : « Oui Voltaire, on arrive bientôt ! »

La route qui descend vers Lauzun. JE LA CONNAIS ! Le café où les Anglaises donnent des gâteaux. JE LE VOIS ! Le pub du village. ON PASSE DEVANT !

Et puis, la route qui monte vers le royaume. CELLE-LÀ. La route qui mène CHEZ MOI.

Mon corps entier tremblait d’excitation. J’aboyais maintenant, incapable de me contenir. « Papa, Papa, c’est là ! On y est presque ! DÉPÊCHE-TOI ! »

LES RETROUVAILLES – LE ROYAUME ! 🎉

La voiture a tourné dans l’allée. J’ai vu les arbres familiers. Les gîtes. Le château au loin.

Et puis Papa a ouvert la portière de mon siège auto.

J’ai BONDI dehors comme un ressort. Mes quatre pattes ont touché le SOL de mon royaume et…

Oh mes amis. OH MES AMIS.

L’odeur. L’ODEUR de chez moi. L’herbe, la terre, le bois des arbres, les fleurs du jardin de Papa, cette odeur unique et irremplaçable de MON ROYAUME. Ça sentait la maison, la sécurité, l’amour, la liberté.

J’ai couru comme un FOU. En cercles, en zigzag, partout, nulle part, je savais plus où donner de la tête ! La zone gibier ! Mon arbre à écureuil ! La bambouseraie (toujours aussi flippante mais c’est MA bambouseraie) ! Les 200 sauges de Papa ! Les gîtes !

Je reniflais tout, reconnaissant chaque odeur, chaque coin, chaque cachette. C’était exactement pareil qu’avant mon départ, et pourtant ça me semblait encore plus BEAU, plus PRÉCIEUX.

J’ai entendu un aboiement familier. PEPS ! Mon Irish Terrier calme et adorable !

Il est sorti de je sais pas où et on s’est retrouvés au milieu du jardin. On s’est reniflés, tournés autour, fait la petite danse des retrouvailles. Peps avait l’air content de me revoir (à sa manière zen et posée). Moi j’étais SUREXCITÉ, lui racontant tout en jappant : « Peps, j’ai vu la MER ! Et des Bichons PARTOUT ! Et j’ai mangé du jamón ibérico ! Et j’ai trouvé un os de seiche ! Et… »

Peps me regardait avec ses yeux calmes comme pour dire « Cool, moi j’ai fait la sieste et chassé quelques papillons ». Typique de Peps. 😊

MAMIE, ROMY ET LES AUTRES

Mamie est sortie du château, les bras ouverts : « Voltaire ! Mon petit roi ! » Elle m’a pris dans ses bras, m’a câliné, gratouillé derrière les oreilles. Ça sentait bon Mamie : la crème pour les mains, le parfum discret, et… des BISCOTTES ! Elle en avait dans sa poche !

« Tiens mon bichon, j’en ai gardé pour toi. »

Des miettes de biscotte. Le cadeau de bienvenue parfait. Je les ai croquées avec délice pendant qu’elle me caressait.

Plus tard dans l’après-midi, Romy du château est venue me voir. On a joué dans l’herbe comme avant, comme si j’étais jamais parti. Elle m’a poursuivi, je l’ai poursuivie, on a roulé dans l’herbe fraîche.

Tout était exactement comme avant. Et pourtant, tout me semblait différent. Plus PRÉCIEUX. Plus important. Comme si partir m’avait fait réaliser la CHANCE que j’avais.

MA PREMIÈRE CHASSE POST-VACANCES 🦎

En fin d’après-midi, je suis allé dans la zone gibier. Mon territoire de chasse préféré. J’ai repéré un LÉZARD qui se chauffait au soleil sur une pierre.

Je me suis figé. Position de chasse. Concentration maximale. J’ai avancé doucement, doucement… BOND !

Raté. Évidemment. Le lézard s’est enfui dans les herbes. Mais copains, j’étais HEUREUX. Tellement heureux de retrouver mes activités, mes habitudes, ma routine royale.

J’ai cherché mon arbre à écureuil. L’écureuil était là, me regardant de haut avec son air moqueur habituel. J’ai aboyé pour lui dire bonjour. Il m’a ignoré superbement, comme toujours. Tout était normal.

LE SOIR – MÉDITATION ROYALE

Le soir tombait sur le royaume. J’étais allongé dans l’herbe, fatigué mais serein. Papa était dans son jardin, probablement en train de vérifier ses 200 sauges après avoir vu la collection de San Sebastián.

Je regardais le ciel devenir rose et orange, exactement comme à San Sebastián depuis la fenêtre de l’hôtel. Mais ici, c’était différent. C’était MON ciel. Mon coucher de soleil. Mon royaume.

J’ai pensé à l’aventure espagnole. C’était beau, impressionnant, dépaysant. J’avais découvert la mer, les pintxos, le mariage chic, l’os de seiche, le gazon anglais parfait, Luna la Bichonne agitée…

Mais maintenant que j’étais de retour, je comprenais quelque chose d’important :

Le monde est IMMENSE. Il y a plein d’endroits magnifiques à découvrir, plein de « vraies vies » différentes comme disait Papa. San Sebastián est sublime avec sa plage et ses pintxos. Le jardin botanique était magnifique avec ses plantes exotiques. Les Bichons et les Chihuahuas peuvent bien être populaires ailleurs.

Mais MOI, Voltaire, Yorkshire de 10 mois, j’ai trouvé MA vraie vie. Elle est ici, dans ce royaume de 5 hectares en Lot-et-Garonne. Avec mes lézards impossibles à attraper, mon écureuil moqueur, mes 200 sauges (même si elles m’ennuient), Peps mon Irish Terrier zen, Mamie et ses biscottes, Romy ma copine de jeux, les Anglaises du café, Catherine et ses pommes…

Papa avait raison : découvrir « ailleurs » m’a fait comprendre que « ici » est parfait. Les aventures, c’est génial pour ouvrir les yeux et le cœur. Mais c’est en rentrant chez soi qu’on réalise le TRÉSOR qu’on a.

San Sebastián peut garder ses Bichons. Moi, je garde mon royaume.

Mes chers copains à moustaches, je vais vous dire un truc important : j’ai vu la mer, elle est magnifique. J’ai goûté le jamón ibérico, c’est divin. J’ai marché sur du gazon anglais parfait, c’est royal. J’ai failli détruire un massif municipal avec une Bichonne agitée, c’était tentant.

MAIS rien, RIEN au monde ne vaut la sensation de rentrer chez soi. L’odeur de ton royaume. Le bruit familier de tes copains. Le goût de la biscotte de Mamie. La liberté de courir sans laisse pendant des heures. La joie de chasser des lézards (même si on les attrape jamais).

Papa m’a fait découvrir qu’il y a plein de vraies vies différentes dans le monde. Et c’est vrai. Mais MA vraie vie, celle qui fait battre mon petit cœur de Yorkshire, elle est ICI. Dans mon royaume de Montignac-de-Lauzun.

Les Bichons peuvent garder San Sebastián et leurs harnais-robes à la mode. Les Chihuahuas peuvent garder leurs sacs Louis Vuitton et leurs gilets de sauvetage. Moi, Voltaire, je garde mes 5 hectares de liberté, mes lézards insaisissables, et mon titre de Petit Roi du Lot-et-Garonne.

Leçon du jour : L’aventure t’apprend à voir le monde. Mais c’est le retour qui t’apprend à voir ton chez-toi. Partir, c’est grandir. Revenir, c’est comprendre. Et aussi : évitez de traîner dans une collection de sauges avec votre Papa botaniste si vous voulez pas vous ennuyer royalement pendant une heure et demie.

Sur ce, mes adorables amis, je vais dormir dans MON royaume, sur MON herbe, sous MES étoiles. Demain, je retourne chasser MES lézards et embêter MON écureuil.

C’est bon d’être chez soi. 🏰

Léchouilles reconnaissantes et philosophiques, Le petit Roi Voltaire (de retour dans son royaume adoré) 👑❤️

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