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6 septembre 2026

Un Départ Précipité

Journal de Voltaire – Dimanche 6 septembre 2026

Bonsoir bonsoir mes chers copains à quatre pattes et leurs humains dévoués !

UN DÉPART PRÉCIPITÉ

Réveil difficile ce matin, mes amis, après la fête du village d’à côté. On s’attendait à un bel événement, comme il y en a souvent dans la région, mais là, croyez moi, ce fut une aventure d’un tout autre genre !

Tout a commencé hier en fin d’après-midi. J’étais tranquillement en train de jouer avec mon copain Azur quand, soudain, un coup de klaxon a retenti dans le royaume ! Le papa de mon copain Peps venait d’arriver dans sa méga voiture, avec Peps confortablement installé à l’arrière.

— Salut Peps ! On va où comme ça ?

Aucune idée ! Tout est allé si vite que je n’ai même pas eu le temps de réfléchir. Le papa de Peps m’a fait signe de monter et, hop, Papa et moi nous sommes retrouvés embarqués. Je n’ai même pas pu faire un dernier bisou à Azur, resté au royaume ! Un roi enlevé sans préavis, vous imaginez un peu le scandale diplomatique.

PRÉSENTATIONS EN VOITURE

Une fois dans la voiture, Peps, curieux, m’a interrogé sur ce petit compagnon qu’il avait aperçu dans le jardin.

— Dis donc, c’était qui, ce petit fou ?

— Ça, mon cher Peps, c’est Azur, mon copain Biewer. Il est super gentil, mais très agité. Tu comprends, il est encore jeune.

— Plus jeune que toi ?

— Bah oui, forcément ! Six mois de moins, tout de même. À mon âge, on a de la bouteille ! Nous sommes des rois d’expérience.

Pendant que nous papotions, la route défilait derrière les vitres.

— Broom broom… Mais dis donc, c’est quoi, cette route ? Je ne la connais pas, moi !

— C’est la route de l’école anglaise, celle où Madame Toit va parfois donner ses cours de dessin.

— Ah non ! Je ne veux pas aller à l’école, moi ! Je suis bien trop petit !

— Mais non, voyons, regarde l’heure ! On ne va pas à l’école un samedi soir.

TUT TUT TUT… LA FÊTE FORAINE DE CAMPAGNE !

Et là, en arrivant, quel spectacle, mes amis ! Un monde de dingue, des voitures partout, du bruit de tous les côtés et des choses de toutes les couleurs qui bougeaient dans tous les sens.

— Regarde, Peps ! Tut tut tut… C’est quoi, tout ça ?

Des manèges ! Une véritable fête foraine de campagne.

Nous nous sommes garés en marche arrière dans une côte, ce qui fut déjà toute une aventure ! Puis nous avons rejoint the place to be. Ouf, une table était encore libre… juste à côté de la sono et des autos tamponneuses !

Cela a rappelé sa jeunesse à Papa, qui ne croyait même plus que ces manèges existaient encore. Mais dans nos campagnes reculées, mes amis, tout est possible !

Ici, pas le chic raffiné des marchés gourmands, non. Une foule bigarrée, joyeuse et bien rurale, au milieu des odeurs de friture, de sucre et de barbe à papa. Les lumières clignotaient, les stands de tir résonnaient et les autos tamponneuses s’entrechoquaient dans un vacarme assourdissant.

Et surtout, une queue immense s’étirait devant l’unique stand de nourriture. Nous étions plus de trois cents personnes ! Autant vous dire que la soirée fut longue, très longue, avant que votre petit roi n’obtienne enfin quelque chose à se mettre sous la truffe.

Peps, lui, commençait sérieusement à en avoir assez de toute cette agitation. Heureusement, un gentil petit chien venu de nulle part est passé nous tenir compagnie pendant un moment. Mais entre le vacarme, la musique et la cohue, ce fut, je l’avoue, une soirée épuisante pour deux fins gourmets habitués à davantage de tranquillité.

UN RÉVEIL DIFFICILE POUR TOUT LE MONDE

Ce matin, le réveil fut compliqué au royaume. Moi, j’étais épuisé par ma nuit de fête, et Papa, lui, était carrément malade, l’estomac complètement retourné.

Il soupçonne fortement la mayonnaise du stand d’avoir pris un fameux coup de chaud. Il avait fait trente-cinq degrés dans la journée et il faisait encore trente degrés à onze heures du soir ! Le pauvre Papa a passé un bien mauvais quart d’heure.

Mais un roi ne reste pas au lit lorsque son cœur l’appelle ailleurs. Je suis donc parti sans tarder retrouver Azur et ses parents, histoire de me faire pardonner mon départ précipité de la veille.

KISSME COURT DE NOUVEAU

Puis, en fin de matinée, j’ai demandé à Papa quelque chose qui me tenait vraiment à cœur : aller voir Kissme. Bah oui, mes amis, comment aurais-je pu l’oublier après son vilain accident ?

En me voyant arriver, elle a eu un léger mouvement de recul, la pauvre. Elle est encore un peu sous le choc. Puis elle m’a tout raconté à sa manière, grâce à ces petits messages codés qu’elle seule sait envoyer.

Demain matin, elle aura une visite de contrôle chez le vétérinaire. Mais vous savez ce qui m’a rempli le cœur de bonheur ? La voir courir de nouveau !

Remets toi vite, Kissme.

UN APRÈS-MIDI AU FRAIS

Cet après-midi, nous sommes restés sagement au frais, car il faisait encore trente-six degrés dehors. Heureusement, le soleil est resté caché, ce qui a rendu cette chaleur un peu plus supportable.

Papa râle, forcément. Son jardin, qui commençait tout juste à reverdir, souffre de nouveau sous cette chaleur tardive. Décidément, cet été ne veut vraiment pas nous lâcher !

Et moi ?

Moi, j’attends patiemment le retour de mon copain Azur, parti en visite avec ses parents. Un roi sait patienter, certes, mais il n’aime pas trop poireauter loin de ses copains, je vous l’avoue.

Voilà, mes chers amis, une fin de semaine bien remplie : une fête foraine mémorable, un Papa à l’estomac fragile, une copine sur la voie de la guérison et un royaume toujours aussi vivant.

Bonne soirée à tous les copains et à leurs humains dévoués.

Léchouilles fatiguées, mais heureuses.

Le petit roi Voltaire 👑

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