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24 juillet 2026

Enfin vendredi au royaume

Bonsoir bonsoir mes chers copains à quatre pattes et leurs humains dévoués !

Ce soir, Papa s’est effondré dans le canapé en disant « enfin vendredi ».

J’ai penché la tête. J’ai attendu la suite. Il n’y avait pas de suite.

Alors j’ai compté. Les humains travaillent cinq jours, puis ils se reposent deux jours. Cinq contre deux. Et ils appellent ça une organisation.

Moi, mon programme est le même toute la semaine, et il est nettement mieux pensé. Sieste. Deuxième sieste. Inspection de la zone gibier. Troisième sieste.

Car il ne faudrait pas croire que je passe mes journées à ne rien faire. Ce matin, avant que la chaleur ne s’installe, j’ai mené une opération de la plus haute importance dans les herbes hautes. Les lézards du Royaume se croient discrets. Ils ont tort. Je les entends filer, je bondis, je rate, et je recommence avec une dignité intacte. Bilan de la mission : zéro capture, quatre griffes limées et une immense satisfaction personnelle.

Et puis il y a eu l’affaire des claquettes.

Papa les avait laissées près de la porte. Sans surveillance. Dans un royaume où circulent des voleurs professionnels. Franchement, il l’a un peu cherché. J’en ai emporté une sous la table de la terrasse, discrètement, et je l’ai gardée entre mes pattes avec l’air de quelqu’un qui n’a jamais rien fait de mal de sa vie. Hihi.

Papa a cherché dix minutes. Il a soupiré. Il a dit mon nom sur ce ton particulier qu’il réserve aux grandes occasions.

Je n’ai pas bougé. Un roi ne rend jamais un butin sans négociation.

Ensuite, trente-sept degrés sont tombés sur le Royaume et toute activité criminelle a été suspendue. Papa m’a installé sur le tapis rafraîchissant, avec beaucoup d’attention et une certaine fierté. Je l’ai regardé. Je l’ai reniflé. Puis je suis allé m’étaler sur le carrelage de la cuisine, juste à côté.

Bon week-end à tous, restez à l’ombre, et surtout bonnes siestes.

Si vous aimez les chroniques du Petit Roi, suivez la page : chaque soir, un nouveau rapport royal vous attend.

Léchouilles perplexes,

Le petit Roi Voltaire