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9 juillet 2026

LAUZUN, GERTRUDE ET UN CŒUR REFROIDI

Bonsoir bonsoir mes chers copains à quatre pattes et leurs humains dévoués !

LAUZUN, GERTRUDE ET UN CŒUR REFROIDI

Ce matin, après l’arrosage rituel du Royaume, oui, même sous la canicule, Papa n’oublie jamais ses sauges, nous avons filé jusqu’à Lauzun.

Et là, quel bonheur, mes amis : ma jolie Gertrude était là, installée en terrasse avec ses humains. Quel heureux hasard !

J’ai trotté vers elle, tout fier, prêt à renouveler mes hommages depuis notre rencontre au marché de Monteton. Mais, bah oui… cette fois, les choses ne se sont pas passées comme je l’espérais.

Ma demoiselle n’était visiblement pas d’humeur aux mondanités : un petit grognement, puis un aboiement bien senti… et voilà mon élan de galant douché net.

Papa m’a aussitôt pris dans ses bras sans faire le moindre commentaire, mais j’ai bien senti qu’il retenait un sourire.

Un roi aussi doit savoir essuyer un refus avec panache, n’est-ce pas ? Hihi… J’ai gardé la tête haute jusqu’à la voiture, même si, entre nous, mon petit cœur royal en a pris un petit coup.

RETOUR AU ROYAUME, À L’OMBRE

De retour à Clapiéra, direction le carrelage bien frais et mon coin préféré sous le ventilateur. J’avais besoin de me remettre de mes émotions, loin du soleil et loin des demoiselles trop indépendantes.

Je pensais que cette journée riche en émotions allait enfin se terminer tranquillement entre sieste et bouderie. Que nenni…

L’ALERTE DE L’OREILLE

C’est en fin d’après-midi que Papa m’a observé d’un drôle d’air.

— Voltaire… mais qu’est-ce qui t’arrive ?

— Quoi, Papa ? ai-je pensé très fort, sans comprendre.

— Ton oreille droite… elle retombe !

— Bah… elle est toujours là pourtant !

Papa s’est agenouillé, m’a pris le menton entre les mains, l’air un peu inquiet.

Il m’a expliqué que mon oreille droite avait un petit défaut de naissance et que son cartilage était un peu plus fragile. Lorsque j’étais bébé, j’avais déjà porté une petite attelle pendant quelques jours pour l’aider à bien se redresser. Moi, très honnêtement… je ne m’en souvenais pas du tout !

— Bon, je crois que je vais tondre légèrement la pointe de ton oreille et te remettre une attelle. Je vais aussi appeler ta maman de cœur, Sophie, ton éleveuse, pour être sûr de bien faire.

Et voilà comment, en fin de soirée, je me suis retrouvé avec une jolie petite oreille tondue et une attelle toute neuve, bien en place pour quelques jours.

Papa avait l’air tellement désolé pour moi que je lui ai fait un gros bisou de réconfort. Après tout, un roi sait pardonner ces petits outrages à son élégance naturelle.

ET CE SOIR… ALLEZ LES BLEUS !

Malgré cette journée mouvementée, l’ambiance monte déjà au Royaume. La France affronte le Maroc ce soir en quart de finale et Papa a même mis un short bleu. Hihi !

Attelle ou pas, je compte bien suivre le match, confortablement installé sur le canapé.

Une chose est sûre : entre un petit chagrin d’amour, une oreille coiffée de son attelle royale et le match des Bleus, cette journée restera gravée dans les chroniques du Royaume.

Je vous souhaite à tous une très belle soirée et, je l’espère, une belle victoire française !

Léchouilles courageuses,

Le petit Roi Voltaire