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1 juillet 2026

L’ALERTE ROUGE DU PETIT MATIN

Bonsoir bonsoir mes chers copains à quatre pattes et leurs humains dévoués !

Quelle journée, mes amis, quelle journée ! Et surtout, vous avez senti ? La température a baissé. Enfin. Le Royaume respire à nouveau, les plantes relèvent la tête, et Sa Majesté a retrouvé une énergie qu’elle croyait avoir définitivement perdue sous la canicule.

L’ALERTE ROUGE DU PETIT MATIN

Ce matin, réveil dynamique. Très dynamique. Explosif, même.

Par les portes vitrées du salon, j’ai aperçu quelque chose d’extraordinaire dans le Royaume. Un bébé lièvre. Puis un deuxième. Deux bébés lièvres, là, dans mon jardin, comme si de rien n’était, comme s’ils étaient chez eux.

Chez eux ! Dans mon Royaume !

J’ai aboyé. Beaucoup. De façon continue, frénétique, absolument nécessaire.

Papa ! Papa, debout, lève-toi !

— Que se passe-t-il ? a grommelé Papa depuis son lit, pas encore tout à fait réveillé.

— Des intrus dans le Royaume ! Des intrus, Papa !

— Tu es malade ?

— NON Papa ! Des bébés lièvres ! Deux ! Dans le jardin ! Maintenant ! Vite !

Papa a ouvert un œil, puis l’autre, et hop, j’ai filé comme une fusée vers la zone gibier. J’ai couru, j’ai suivi leur piste jusqu’au grand chêne, le nez au sol, les oreilles dressées, parfaitement professionnel.

Et puis… plus rien.

Envolés, les coquins. Disparus dans la nature comme deux petits fantômes à grandes oreilles.

Je les retrouverai. J’ai une très bonne mémoire pour ce genre de choses.

BROOM BROOM, CAP SUR LAUZUN

Après cette aventure matinale digne des plus grands récits de chasse royale, Papa a proposé une sortie : le café anglais de Lauzun.

Depuis le temps que j’en avais envie… et surtout, depuis le temps que je rêvais d’un scone.

Siège auto. Broom broom. La clim, le ronronnement du moteur, et par la fenêtre les champs de tournesols qui défilent.

Ah, les tournesols en ce moment dans la campagne du Lot-et-Garonne… c’est quelque chose. Des monstres de fleurs jaunes à perte de vue, qui tournent tous dans la même direction comme une armée bien disciplinée.

J’adore le jaune. Hihi.

WELCOME BACK, VOTRE MAJESTÉ !

Arrivée au British café. Et là, mes amies anglaises étaient présentes, toutes folles de me revoir.

Les bras ouverts, les exclamations, les “Oh Voltaire, darling!” et les “Oh my goodness, look at him!” qui font toujours leur petit effet.

Je dois reconnaître que j’ai fait mon entrée avec toute la dignité royale qui s’imposait. Un petit roi sait recevoir les hommages.

J’espérais aussi croiser mon vieux copain Popeye, ce caractériel que j’affectionne malgré tout. Mais après enquête, Popeye a déménagé. Direction la Gironde.

Le Royaume de Lauzun perd un personnage haut en couleur, je dois le reconnaître. On lui souhaite une belle vie là-bas, même s’il ne méritait pas toujours qu’on lui fasse des bisous.

Les scones étaient excellents.

Je ne dirai rien de plus là-dessus.

PAPA ET SES PLANTES CRAMÉES

Retour au Royaume en début d’après-midi, et au travail. Papa avait sorti ses outils et taillait, taillait, taillait.

Les dégâts sont réels après trois semaines à 30-35 degrés et cinq jours à 40. Des branches grillées, des feuilles roussies, des plantes qui ont donné tout ce qu’elles avaient pour survivre.

Mais attention, mes amis : tout n’a pas cramé, loin de là. Grâce à l’expertise de Papa, il reste encore de très jolies parties dans le Royaume, avec des plantes fleuries qui ont résisté comme de vraies petites guerrières. Papa les regarde avec beaucoup d’attention, parce que ce sont elles qui montrent le chemin pour l’avenir. Les bonnes plantes, au bon endroit : voilà le modèle à reproduire dans le Royaume.

Papa soigne tout ce petit monde une plante après l’autre, avec la patience et la minutie qu’on lui connaît.

Moi, je supervisais les opérations depuis mon poste habituel, allongé dans l’herbe qui avait miraculeusement résisté. Une des rares touffes encore vertes du Royaume.

Quel luxe retrouvé : être dehors en plein après-midi sans finir en carpette royale.

Je crois que la leçon du jour, c’est que les meilleures journées sont celles qui commencent par deux bébés lièvres et finissent dans l’herbe fraîche.

Tout ce qu’il y a entre les deux, c’est du bonheur en plus.

Bonne soirée à tous mes chers copains et à leurs humains dévoués.

Léchouilles fraîches et revigorées,

Le petit roi Voltaire

Bonsoir bonsoir mes chers copains à quatre pattes et leurs humains dévoués !

Papa dit que je fourre mon nez partout.

Papa a tort.

Je fourre mon nez aux bons endroits. Ce n’est pas la même chose. Un inspecteur royal ne se déplace pas au hasard : il évalue, il analyse, il conclut. Et si la conclusion implique de goûter ce qui traîne sur la table basse, c’est simplement de la rigueur professionnelle.

Quinze mois de règne, et le royaume de Clapiéra n’a jamais été aussi bien surveillé. Coïncidence ? Je ne pense pas.

Si vous aimez les chroniques du Petit Roi, suivez la page : chaque soir, un nouveau rapport d’inspection vous attend.

Léchouilles,

Le Petit Roi Voltaire