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26 juin 2026

UNE SOIRÉE TRÈS BRITISH SOUS LES MARRONNIERS

Bonsoir bonsoir mes chers copains à quatre pattes et leurs humains dévoués !

UNE SOIRÉE TRÈS BRITISH SOUS LES MARRONNIERS

Hier soir, soirée chez mon ami Pep’s, au manoir de la Maison de Fort. L’ombre des grands marronniers était vraiment idéale par cette chaleur : une de ces ombres épaisses et fraîches qui donnent envie de ne jamais repartir. La soirée était calme, douce, agréable.

Sauf que voilà… les conversations.

Des conversations que je ne comprenais pas toujours, moi qui suis presque bilingue. Presque, mais pas tout à fait. Parce que Pep’s, avec son accent posh, c’est encore autre chose. Quel phénomène, ce chien ! Il parle anglais comme si Sa Majesté elle-même lui avait donné des leçons particulières, et moi, je hochais la tête poliment en faisant semblant de suivre.

Pendant ce temps, j’avais repéré quelque chose de bien plus fascinant que toutes ces conversations incompréhensibles : une chouette. Ou peut-être un hibou, je ne suis pas ornithologue. En tout cas, un grand oiseau silencieux et mystérieux, perché dans les branches au-dessus de nous, qui m’observait avec ses grands yeux ronds.

Je l’ai surveillé toute la soirée, debout sur la table, aux aguets, immobile, très professionnel. Autour de moi, la jolie lumière du soir filtrait entre les feuilles, les conversations passaient d’un accent à l’autre, et moi, petit roi très concentré, je gardais un œil sur tout : sur la chouette, sur les marronniers, sur les invités… bref, sur tout le royaume.

On est rentrés un peu plus tard que prévu, disons. Les grandes missions d’observation prennent parfois du temps.

L’ÉVASION ROYALE DU PETIT MATIN

Ce matin, réveil très très tôt. En douce. Papa dormait encore profondément, et moi, j’avais les yeux grands ouverts depuis un moment déjà.

Et là, oh miracle : un volet mal fermé. La porte vitrée… ouverte.

Je n’ai pas réfléchi une seule seconde. Les câlins du matin avec Papa qui dort ? Ce sera pour une autre fois. Moi, je dis que la liberté m’appelait… et quand la liberté appelle un petit roi, un petit roi répond !

J’ai filé chez mon grand ami Azur.

L’accueil a été royal, comme tous les matins. Nous avons profité du jardin ensemble, dans la fraîcheur encore relative de ces premières heures, avant que la chaleur ne referme ses bras étouffants sur le royaume.

Ces moments-là, je les compte précieusement. Ce sont les seuls où je me sens vraiment moi-même en ce moment : le nez dans l’herbe, les pattes qui courent, la tête libre.

CARPETTE, ACTE MILLE

L’après-midi… clim. Ventilateur. Carrelage.

Le triptyque habituel du petit roi en canicule. Je n’en peux plus, vraiment. Cela fait trop longtemps que ça dure. Je commence même à oublier ce que c’est que d’avoir envie de courir après un lézard en plein après-midi.

Bonne soirée à tous mes chers copains et à leurs humains dévoués. Restez au frais, c’est un ordre royal.

Léchouilles fraîches et espiègles,

Le petit Roi Voltaire