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24 juin 2026

ÇA VA DURER LONGTEMPS ENCORE, PAPA ?

Bonsoir bonsoir mes chers copains à quatre pattes et leurs humains dévoués !

Carpette. Je suis en mode carpette totale, complète, assumée. Moi, Voltaire, le petit roi espiègle, l’infatigable chasseur de lézards, le coureur de massifs… carpette. C’est dire si la situation est grave.

ÇA VA DURER LONGTEMPS ENCORE, PAPA ?

Ce matin, je me suis planté devant Papa avec mon regard le plus éloquent, celui qui ne laisse aucun doute sur l’état d’urgence.

— Ça va durer longtemps encore, Papa ?

— J’espère que non, mon petit bonhomme, mais je ne sais rien !

Hm. Pas très rassurant. J’ai décidé de vérifier par moi-même.

— Et chez Mamie, c’est pareil ?

— Oui, c’est pareil partout, Voltaire.

Je ne le crois pas. Je vais appeler Trésor pour vérifier, moi. Papa n’est pas toujours une source fiable quand il s’agit de mauvaises nouvelles.

Parce que voilà où on en est : depuis une semaine, on frôlait les 35 degrés, ce qui était déjà franchement limite pour un petit roi à fourrure soyeuse. Mais aujourd’hui, le cap des 40 a été allègrement franchi. Quarante degrés. Je répète : quarante. C’est proprement insupportable, et je tiens à ce que ce soit écrit noir sur blanc dans les annales du royaume.

LES DEUX HEURES D’OR AVEC AZUR

Heureusement, il y a le matin. Le matin est mon allié, mon ami, mon seul moment de liberté royale en ce moment.

Je me lève, et hop, je file chez Azur avec l’autorisation officielle de Papa. Mon copain Biewer est déjà debout, lui, contrairement à certains jours récents où Monsieur dormait encore et on part ensemble explorer le royaume.

Azur me suit partout, même si c’est lui qui décide un peu de la direction, hihi. Mais il reste toujours autour de moi, il ne s’éloigne pas vraiment. Il vient même dire bonjour à Papa dans la maison, une petite visite express, et hop, on repart dans le jardin.

Ces deux heures du matin, c’est tout ce qu’il me reste de vie active en ce moment. Je les savoure.

MON PAUVRE JARDIN

En parlant du jardin… mon beau jardin va bientôt ressembler à une nature morte. Papa fait ce qu’il peut avec son ami le tuyau d’arrosage, une longue bataille quotidienne pour maintenir les plantes en vie, mais côté esthétique, après onze heures du matin, il faut oublier. Tout se recroqueville, tout se tait, tout attend.

J’ai suggéré à Papa de planter des cactus. Des espèces résistantes, adaptées, qui ne font pas la tête dès qu’il fait chaud.

Papa m’a regardé avec son sourire de celui qui sait des choses.

— Voltaire, il y a sept mois, il faisait moins dix ici.

Moins dix. Et aujourd’hui plus de quarante. Plus de cinquante degrés d’écart en sept mois. C’est quand même dingue, non ? Les cactus, on oublie.

CARPETTE ROYALE SOUS LE VENTILO

Après mes deux précieuses heures avec Azur, chacun rentre chez soi. Lui dans sa maison, moi dans la mienne. Et là, je m’étale. Devant le ventilateur, ou sous le flux d’air frais de la climatisation, selon les disponibilités du moment. Pas le choix. Sa Majesté est hors service jusqu’à nouvel ordre.

L’APPEL ROYAL À TRÉSOR

Pour m’occuper, j’ai piqué le téléphone de Papa et j’ai appelé Trésor.

Il m’a confirmé qu’il faisait aussi chaud chez Mamie. Qu’il ne sortait pas non plus. Qu’il était… triste.

Triste, mon grand frère. Sans moi, je crois.

Bon. Je pense qu’il va falloir qu’il revienne ici très vite. Ou alors que Papa et moi allions les voir, comme promis. Je te le rappelle, Papa, hein. Je le note. Un petit roi n’oublie jamais.

Conseil du Petit Roi : par temps de canicule, profitez des deux premières heures du matin. Après, c’est mode carpette pour tout le monde, même les rois.

Bonne soirée à tous mes chers copains et à leurs humains dévoués. Restez au frais, buvez beaucoup d’eau.

Léchouilles fraîches et mélancoliques,

Le petit Roi Voltaire