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14 juin 2026

UNE JOURNÉE QUI SENT LA FOURNAISE

Bonsoir, bonsoir mes chers copains à quatre pattes et leurs humains dévoués !

Aujourd’hui, Papa m’a annoncé une nouvelle qui m’a laissé complètement bouche bée : c’était mon 300e journal !

Trois cents fois que je vous raconte ma vie de petit roi, mes bêtises, mes découvertes, mes peurs, mes joies et mes aventures dans le royaume.

Trois cents fois que vous êtes là à me lire, à rire avec moi et parfois à vous inquiéter pour moi.

Franchement les amis, je n’en revenais pas.

UNE JOURNÉE QUI SENT LA FOURNAISE

Mais pour être honnête, ce matin, j’avais d’autres préoccupations que de compter mes journaux.

Il faisait chaud. Très chaud.

Le genre de chaleur qui colle au sol, qui fait vibrer l’air au-dessus de la pelouse et qui transforme l’ombre du moindre buisson en territoire extrêmement convoité.

Trente-trois degrés, m’a dit Papa.

Trente-trois !

Moi qui ai si peur du froid, je n’aurais jamais cru dire ça un jour, mais là, j’aurais presque réclamé un petit courant d’air, un carrelage bien frais et un coin d’ombre rien qu’à moi..

En plus de la chaleur, il y avait de l’agitation dans le royaume depuis hier. Papa installait des parasols, allait et venait vers les gîtes, vérifiait des trucs par-ci par-là.

Quelque chose se préparait.

Moi, je suivais tout ça le museau un peu bas tellement il faisait chaud, en me demandant ce qui pouvait bien justifier tant d’agitation un jour pareil.

LA SURPRISE

Et puis une voiture est arrivée dans l’allée.

Les amis, je n’en croyais pas mes oreilles, encore moins mon nez.

Mon copain Azur était là !

Azur, mon ami Biewer. Voilà huit mois que nous échangeons à travers nos journaux, que nous suivons nos aventures respectives, que nous nous envoyons des messages de copains par l’intermédiaire de nos parents.

Et là, d’un coup, il était devant moi.

En vrai.

Onze mois lui aussi, un peu comme moi.

Je l’ai regardé.

Il m’a regardé.

Il m’a reniflé le nez.

Je lui ai reniflé les oreilles.

Et en moins de temps qu’il n’en faut pour vider une gamelle, nous étions déjà copains.

Pas d’hésitation.

Pas de cérémonie.

Juste deux petits Yorks heureux de se rencontrer enfin.

Betty, depuis son tilleul, a ouvert un œil, observé la scène avec son air habituel de duchesse qu’on dérange, puis a refermé l’œil aussitôt.

Elle, la chaleur, ça ne la dérange pas plus que ça. Elle a simplement changé son angle de sieste de deux degrés pour mieux nous surveiller.

LA VISITE DU ROYAUME

Avant de repartir dans le jardin, j’ai commencé par faire visiter le gîte à Azur.

Il était tout curieux, mais il n’osait pas monter sur le canapé.

Moi, évidemment, je lui ai montré comment on faisait. Il faut bien transmettre les bonnes habitudes royales aux copains.

Papa lui a même offert un petit joujou pour lui souhaiter la bienvenue.

Ensuite, hop, direction le gîte d’à côté.

Betty était partie retrouver ses parents et nous en avons profité pour inspecter les lieux avec beaucoup de sérieux.

Enfin… avec tout le sérieux possible quand on est deux petits Yorks très contents de se rencontrer.

Puis nous sommes repartis découvrir le royaume.

J’avais tellement de choses à montrer à Azur : la bambouseraie qui fait un peu peur, les massifs de fleurs de Papa, les allées, les coins stratégiques, les meilleures cachettes fraîches…

Mais avec cette chaleur, impossible de faire une grande visite.

Nous avons donc avancé d’un coin d’ombre à l’autre, en prenant notre temps, le museau au travail et les pattounes au ralenti.

Même un petit roi sait reconnaître quand il fait trop chaud pour partir à l’aventure.

LA CONCLUSION D’UN PETIT ROI COMBLÉ

Et voilà.

C’est ça, la vraie histoire de mon 300e journal.

Pas les chiffres.

Pas les badges.

Pas les compteurs.

Juste un copain que je connaissais depuis des mois à travers les écrans et qui a franchi aujourd’hui la grille du royaume.

Finalement, je trouve que c’est un drôle de hasard.

Pour mon 300e journal, je pensais que le cadeau serait pour moi.

Mais en réalité, le plus beau cadeau, c’était de rencontrer enfin un copain que je connaissais depuis longtemps sans l’avoir jamais vu.

Aujourd’hui, un copain virtuel est devenu un vrai copain.

Et ça, les amis, ça vaut bien 300 journaux.

LE PETIT ROI FAIT SA SORTIE

Et maintenant, les amis, je pars au théâtre.

Bah oui, aujourd’hui, c’est une des fêtes annuelles du village, chez mon copain Pep’s.

Il fait 33 degrés, donc heureusement, ce sera à l’ombre. Mais entre nous, l’horaire est quand même un peu bizarre pour un petit roi en pleine canicule !

Azur, lui, est trop fatigué par son voyage pour m’accompagner. Il va rester au frais et récupérer tranquillement.

Moi, je vous raconterai tout ça très bientôt.

Bonne soirée à tous mes chers copains et à leurs humains dévoués.

Restez au frais.

Et merci d’être là depuis 300 journaux.

Plein de câlinous,

Le petit roi Voltaire