12 février 2026
PAR OÙ COMMENCER ?
Coucou mes chers copains à moustaches et leurs humains chéris !
PAR OÙ COMMENCER ?
Mes amis, par quoi commencer ? Il s’est passé TELLEMENT de choses depuis le dernier journal ! Bah oui, Papa ne peut pas finir l’histoire de l’île mystérieuse ET écrire mon journal en même temps. Mais là, ce soir, il faut que je vous raconte, parce que franchement, j’ai vécu des moments terrifiants : une mini-apocalypse.
HIER APRÈS-MIDI : LE DÉBUT DE LA FIN DU MONDE
Hier après-midi, j’étais sorti pour ma promenade habituelle quand j’ai senti le vent se lever, de plus en plus fort, de plus en plus violent. J’avais du mal à avancer ! Mes oreilles s’envolaient comme des drapeaux, et ma fourrure était complètement échevelée. Papa observait le ciel d’un air inquiet : « Il faut sécuriser un minimum, mais bon, ici ce n’est pas l’île d’Oléron, le vent ne soufflera pas à plus de cent kilomètres-heure. »
ERREUR DE CALCUL
Sauf que Papa s’est trompé. Au fur et à mesure que les heures avançaient, le vent devenait de plus en plus violent, le bruit des arbres de plus en plus assourdissant, et dans la cheminée c’était infernal. J’avais peur et j’aboyais pour signaler ce phénomène étrange. Papa était stressé, je le sentais bien. Il a dit que la panne électrique et la coupure d’internet allaient arriver.
PAPA CONTRE LES ÉLÉMENTS
Papa a décidé de fermer les volets pour éviter qu’un projectile ne traverse une baie vitrée. La maison est en haut d’une colline, on prend le vent de plein fouet. Ce soir-là, on a vraiment pris cher.
LA NUIT DE L’APOCALYPSE
La nuit a été interminable, avec ce vacarme permanent des arbres qui se tordaient, du vent qui hurlait. Et ce matin, le chaos : le magnifique prunier devant la maison était à terre. J’aimais bien cette zone ombragée l’été. Il reste un figuier non loin, ça compensera un peu, mais le paysage change carrément.
PAPA ET LA TRONÇONNEUSE
Papa a sorti la tronçonneuse, qu’il n’utilise jamais d’habitude, pour s’attaquer au prunier. Je voulais l’aider, mais il m’a enfermé dans la maison. J’ai résisté, en vain.
LE RETOUR DE LA TEMPÊTE
Enfermé, j’ai entendu BOUM BOUM, l’orage était revenu, encore plus violent. Papa est rentré trempé et a constaté : plus d’internet, plus de 4G, coupés du monde ! La foudre a dû atteindre le pylône du village.
RETOUR À LA CIVILISATION
Ce soir, internet est revenu à la maison, au moins je peux écrire mon journal. Mais toujours pas de téléphone. Voilà les nouvelles de la campagne lot-et-garonnaise, mes amis. Ici, à Clapiéra, on a survécu à la tempête. On a perdu un bel arbre, on a eu peur, mais on est toujours là. Le royaume est un peu cabossé, mais il tient debout. Et moi aussi.
Léchouilles encore un peu tremblantes mais soulagées,
Le petit Roi Voltaire