22 janvier 2026
RAS-LE-BOL DU TEMPS POURRI
Salut mes copains à moustaches et leurs humains adorés…
RAS-LE-BOL DU TEMPS POURRI
Comment dire… Moi, franchement, j’en ai RAZ LE BOL de ce temps ! Mais vraiment, hein, pas juste un petit ras-le-bol de politesse, non : un VRAI ras-le-bol royal et assumé ! C’est quoi cette histoire de giboulées de mars alors qu’on est encore en janvier ? Quelqu’un peut m’expliquer ?
Depuis des jours et des jours, c’est le même cirque : pluie, soleil, pluie, soleil, re-pluie, petit bout de soleil, et hop, encore de la pluie ! Mes pattes sont TOUJOURS mouillées. Toujours ! Le matin quand je sors, mouillées. À midi quand je vais faire mon inspection, mouillées. L’après-midi quand j’essaie de gambader un peu, mouillées. Et le soir pour faire mes besoins avant le dodo, devinez quoi ? MOUILLÉES !
C’est épuisant, vous savez. Vraiment épuisant. J’en peux plus de sentir mes coussinets détrempés en permanence, d’avoir la fourrure du ventre toute humide, et de devoir me secouer comme un dératé chaque fois que je rentre dans la maison (ce qui énerve Papa, d’ailleurs, parce que je mets de l’eau partout sur le carrelage).
SABLES MOUVANTS DANS MON ROYAUME
Et le pire, c’est que par endroits, le sol est tellement gorgé d’eau que j’ai l’impression de m’enfoncer dans des sables mouvants ! Vous imaginez ? Moi, le petit roi Voltaire, en train de barboter comme un canard dans la boue ? Ce n’est pas digne de Sa Majesté, ça !
Mes petites pattes s’enfoncent dans la terre détrempée, je sens la vase froide entre mes coussinets, et parfois je dois faire de vrais efforts pour les retirer. Floc, floc, floc, voilà le bruit que font mes pattes quand je marche dans certaines zones du royaume. C’est ridicule. Et puis après, il faut que Papa me lave les pattes avant que je puisse rentrer, sinon je laisse des traces de boue partout dans la maison.
La campagne l’hiver, c’est particulier, n’est-ce pas ? On nous vend le charme de la nature, la beauté des saisons, tout ça… Mais personne ne parle de la boue, de l’humidité permanente, et du fait qu’on a les pattes gelées et mouillées en même temps. C’est possible, ça ? Avoir froid ET être trempé ? Apparemment oui.
RENCONTRE AVEC LE MONSTRE
Ce matin, pour échapper un peu à toute cette boue, je suis allé faire un tour dans la bambouseraie. Oui, vous avez bien lu : dans la bambouseraie qui me fait d’habitude un peu peur. Mais là, franchement, j’étais tellement désespéré de trouver un endroit SEC que j’ai pris mon courage à quatre pattes et j’y suis allé.
Et vous savez quoi ? C’était plutôt pas mal, en fait ! Sous les grands bambous, le sol était couvert d’un épais tapis de feuilles de bambou séchées qui formaient comme un canapé naturel. C’était doux sous mes coussinets, presque confortable, et surtout, SURTOUT : c’était sec ! Enfin, mes pattes pouvaient respirer un peu !
Je me promenais tranquillement, profitant de ce petit havre de paix, quand soudain… j’ai entendu un BRUIT. Un gros bruit. Un ÉNORME bruit, même ! Mes oreilles se sont dressées dans tous les sens, pivotant comme des radars, essayant de localiser d’où venait ce vacarme. Mon cœur s’est mis à battre très fort. Qu’est-ce que c’était ? Un lièvre géant ? Un lézard mutant ?
Et puis JE L’AI VU.
LE MONSTRE !!!
Un ÉNORME sanglier ! Mais quand je dis énorme, c’est ÉNORME ! Un vrai mastodonte ! Il était dans le bois, juste à la lisière de la bambouseraie, fouillant le sol avec son groin. Il était gros comme… comme… je ne sais même pas quoi ! Dix fois moi ? Vingt fois moi ? C’était une montagne de poils, de muscles, avec des défenses qui brillaient dans la lumière !
Quand il m’a senti (parce que lui aussi il a un bon odorat, le bougre), il a relevé sa grosse tête, m’a fixé avec ses petits yeux, et là… il a détalé comme un gros char d’assaut très rapide ! BOUM BOUM BOUM ! Le sol tremblait sous ses sabots ! Les feuilles volaient partout ! Les branches craquaient !
Et moi, parce que je suis un chasseur né et que j’ai le sang chaud, je me suis lancé à sa poursuite ! J’ai foncé derrière lui en aboyant de toutes mes forces : « Reviens ici, monstre ! C’est MON royaume ici ! TU N’AS PAS LE DROIT ! »
Bon… après trois secondes de course effrénée, j’ai réalisé que : ce machin était BEAUCOUP plus rapide que moi malgré sa taille, ce machin était BEAUCOUP plus gros que moi, et peut-être que ce n’était pas une super idée de poursuivre un animal qui fait vingt fois mon poids et qui a des défenses.
Alors j’ai lâché l’affaire. Mais avec dignité, hein ! Je me suis arrêté, j’ai aboyé encore deux ou trois fois pour bien montrer que c’était MOI qui décidais d’arrêter, pas lui, et je suis retourné tranquillement vers le château en bombant le torse. Un roi sait choisir ses batailles, après tout.
APRÈS-MIDI ENFERMÉ : L’ENFER
Cet après-midi, rebelote : giboulées de mars avant l’heure. Le ciel déversait des trombes d’eau sur mon royaume, le vent soufflait, il faisait froid… Bref, pas question de mettre une patte dehors. Je suis resté dans la maison.
Et c’est là que les choses se sont compliquées. Parce que moi, voyez-vous, je ne suis PAS du style à rester des heures affalé sur le canapé comme un vieux chien blasé. Non ! Moi, j’ai besoin d’ACTION ! D’AVENTURE ! D’EXPLORATION ! Rester enfermé, c’est d’un ennui mortel !
Alors forcément, j’ai commencé à embêter Papa. J’ai d’abord essayé de jouer avec lui, puis avec mon jouet qui couine, puis je me suis mis à soupirer très fort. Papa a levé les yeux de son écran. J’ai continué mon petit manège toute l’après-midi. À un moment, Papa a même dit : « Voltaire, tu vas me rendre fou ! » Mais moi, qu’est-ce que vous vouliez que je fasse ? C’est PAS MA FAUTE s’il pleut et que je m’ennuie !
Ce soir, Papa est à bout. Vraiment à bout. Je le vois bien.
PEPS À LA RESCOUSSE
Heureusement, Papa m’a annoncé une SUPER nouvelle : mon copain Peps vient ce soir ! Enfin un peu d’animation dans ce château devenu tristounet ! On va pouvoir gambader ensemble dans la maison, se poursuivre dans les couloirs, peut-être même faire quelques bêtises ensemble.
Vous savez, mes copains, il y a des journées comme ça où tout va de travers. Le temps est pourri, on rencontre des monstres, on s’ennuie, on agace ses humains sans le vouloir vraiment… C’est juste qu’un petit roi a besoin de se dépenser, et quand il ne peut pas le faire dehors, ben il le fait dedans. C’est logique, non ?
Bonne soirée à tous, mes amis. Que vos pattes restent au sec, que vos journées soient pleines d’aventures (même petites), et que vos humains gardent leur patience face à votre énergie débordante !
Léchouilles agacées mais affectueuses,
Le petit Roi Voltaire