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21 août 2026

LA FRAÎCHEUR EST DE RETOUR (ET L’EAU AUSSI)

Bonsoir bonsoir mes chers copains à quatre pattes et leurs humains dévoués !

LA FRAÎCHEUR EST DE RETOUR (ET L’EAU AUSSI)

Ça y est, mes amis, la fraîcheur est revenue sur le royaume ! Après cet été de fournaise, je devrais sauter de joie. Sauf que la fraîcheur, elle, n’est pas venue toute seule : elle a ramené avec elle de grosses, d’énormes averses. Et là, votre petit roi se retrouve face à un dilemme d’une gravité extrême. D’un côté, il fait enfin bon. De l’autre… c’est mouillé. Partout. Vous voyez le problème.

LE DRAME DU PAILLASSON

Ce matin, j’ai voulu faire ma ronde d’inspection comme un roi consciencieux. J’avance fièrement jusqu’au bord de la terrasse, je pose une papatte dehors et… floc. Mouillé. Je retire la papatte aussitôt, je regarde le ciel d’un air offusqué, puis Papa, puis de nouveau le ciel, histoire qu’il comprenne bien ma désapprobation.

— Bah alors, mon bonhomme, tu ne sors pas ?

— Papa, enfin ! Tu me vois vraiment poser mes coussinets royaux dans cette boue ?

— C’est juste un peu d’eau, Voltaire.

Un peu d’eau ! Mes amis, vous entendez ça ? « Un peu d’eau ». Comme si un roi pouvait se promener le poil dégoulinant et les papattes crottées. Non mais. J’ai donc fait ce que tout souverain digne de ce nom aurait fait à ma place : demi-tour, direction le trône, bien au sec.

ON N’EST PAS DIFFICILE, ON A DES PRINCIPES

Papa trouve que j’exagère. Il dit que les grands chiens ne font pas tant d’histoires pour trois gouttes. Peut-être. Mais moi, mes amis, je ne suis pas n’importe quel chien. Je suis un Yorkshire. Et un Yorkshire, ça a des exigences. La pluie ? Très bien. Mais derrière la fenêtre, bien au chaud, à la regarder tomber d’un œil critique. Ce ne sont pas des caprices, ce sont des standards.

Remarquez, entre nous, il y a une petite contradiction que je préfère ne pas trop ébruiter : cette pluie que je boude si dignement, c’est exactement celle que je réclamais tout l’été pour retrouver ma belle pelouse verte. Papa n’a évidemment pas manqué de me le faire remarquer.

— Attends une minute, Voltaire. Tu ne réclamais pas de la pluie depuis des semaines ?

— Si, Papa. Pour le jardin. Pas pour mes pattes. Il faut suivre.

Voilà. Tout est une question de précision.

LÉO N’A PAS LU LE PROTOCOLE ROYAL

Heureusement, l’après-midi, le ciel a fini par m’accorder quelques belles éclaircies. Et pile à ce moment-là, grande agitation : de nouveaux visiteurs débarquaient au grand gîte ! Il faut dire que mon copain Leroy vient tout juste de repartir, ça tourne à une vitesse folle dans mon royaume ces temps-ci, à peine le temps de dire au revoir à l’un que voilà déjà l’autre. Et cette fois, l’autre, c’est un cocker nommé Léo, arrivé tout droit des Midlands. Quel voyage, mes amis, quelle traversée ! Une fois de plus, Papa se demandait bien ce que tous ces gens viennent faire jusqu’ici, mais moi, je n’avais pas le temps de philosopher là-dessus : j’avais déjà enfilé ma casquette d’inspecteur royal.

Je m’approche donc de ce cher Léo, tout sourire, prêt à lui offrir un beau bisou de bienvenue dans les règles de la diplomatie canine. Grave erreur ! Le bougre m’a aboyé dessus avec une vigueur toute britannique ! Non mais, quel accueil ! On tend la patte de l’amitié, et on se fait rembarrer. Vexé, moi ? Un peu, oui. Un roi n’a pas l’habitude qu’on lui aboie au museau.

L’INSPECTION EN DOUCE

Mais un bon inspecteur ne renonce jamais. Alors un peu plus tard, après une nouvelle averse, j’ai décidé de mener mon enquête en catimini, l’air de rien, très discrètement, enfin… aussi discrètement qu’un Yorkshire particulièrement intéressé peut l’être. Je suis donc allé renifler ce fameux Léo et son territoire, et tant pis, mes amis, tant pis pour mes précieux coussinets : cette fois, je les ai mouillés.

Oui, moi, le roi qui refusait la moindre goutte le matin, me voilà l’après-midi à patauger dans l’herbe humide au nom du devoir royal. Que voulez-vous, entre mes grands principes et ma curiosité, c’est toujours la curiosité qui finit par gagner. Et finalement, ces papattes mouillées ont mis un sacré grain de folie dans ma journée : on rigole quand même beaucoup plus quand on accepte de se salir un peu. Mais ne répétez surtout pas ça à Papa.

AUCUNE CONTRADICTION

Voilà, mes copains. Ce matin, je refusais de poser une papatte dans l’eau. Cet après-midi, je pataugeais dans l’herbe mouillée pour espionner Léo. Et je ne vois là absolument aucune contradiction : le matin, c’était de la pluie ; l’après-midi, c’était une enquête. Ce n’est pas pareil, voyons.

Bonne soirée à tous les copains, et n’ayez pas peur de quelques gouttes…

Léchouilles espiègles et un peu mouillées,

Le petit Roi Voltaire