19 août 2026
UNE SORTIE NOCTURNE SURPRISE
Bonsoir bonsoir mes chers copains à quatre pattes et leurs humains dévoués !
UNE SORTIE NOCTURNE SURPRISE
Hier soir, mes amis, quelle bonne surprise ! Je vois Papa attraper le harnais, et là, mon petit cœur royal fait un bond.
Une sortie !
Et hop, dans le siège auto, broom broom, en route pour l’aventure.
Sauf qu’au bout d’un moment, je fronce les moustaches.
— C’est quoi cette route, Papa ? Je ne reconnais rien !
— Mais si, mon bonhomme, on passe parfois par là.
— Papa, le marronnier là, il est tout cramé ! De loin, on dirait l’automne, mais de près, c’est juste grillé.
— Eh oui, c’est triste de voir la nature dans cet état.
Et puis soudain, alerte maximale.
— Papa, Papa, ralentis !
— Quoi encore ?
— Un bambi ! Un vrai bambi dans la luzerne ! Je veux aller le voir !
— Tu as exactement les mêmes à la maison, Voltaire.
Pff. Les humains ne comprennent rien à la magie d’un bambi croisé sur le bord de la route.
PAS CHEZ MADAME PIC-PIC !
— On est bientôt arrivés, m’annonce Papa.
Là, panique à bord.
— Non non non, pas là ! Je ne veux pas aller chez Madame Pic-Pic !
— Mais non, mon bonhomme, regarde : on passe juste devant. On se gare au bord du Dropt et on va se balader dans Eymet. Tu vas voir plein de copains.
Ouf ! Fausse alerte.
Un roi averti en vaut deux, mais un roi rassuré vaut encore mieux.
BOBBY L’AMÉRICAIN
Et là, mes amis, à peine descendu de la voiture, mes yeux tombent sur une apparition.
Un caniche géant, magnifique, tout en prestance.
— Tiens, regarde-moi ce beau caniche !
Ni une ni deux, je file me présenter dans les règles de l’art.
Il s’appelle Bobby et, figurez-vous, il est américain ! Un vrai gentleman d’outre-Atlantique.
On a tout de suite sympathisé, lui et moi, pendant que Papa discutait avec ses maîtres.
Moi, honnêtement, je suis resté avec Bobby toute la soirée.
Entre gars de bonne compagnie, on se comprend, même quand l’un aboie en français et l’autre en américain !
J’ai passé une super soirée.
RÉVEIL AUX AURORES ET MYSTÈRE AU RUISSEAU
Ce matin, en revanche, réveil aux aurores, et autant vous dire que votre petit roi est épuisé.
Depuis que les températures ont enfin baissé, même si on dépasse encore les trente degrés, les grandes activités ont repris.
Ce matin : chasse dans la zone gibier !
Je suis descendu jusqu’au Marmournet, mon fameux ruisseau, et là, stupeur.
— Papa, elle est où l’eau ? D’habitude, je ne peux même pas traverser ici !
— Évaporée avec la sécheresse, mon bonhomme.
— Ah… mais c’est quand même bizarre.
— Oui, je te l’accorde. C’est bien triste.
Un ruisseau qui disparaît, mes amis… voilà une affaire que même le plus fin des inspecteurs royaux a du mal à élucider.
LA GRANDE COURSE DES DEUX LIÈVRES
Ensuite, direction la forêt de pins, où je n’avais plus mis une patte depuis des mois. Beaucoup trop chaud et beaucoup trop loin tout cet été.
Et là, mes amis, jackpot !
Non pas un, mais deux lièvres !
Course folle, poursuite endiablée, poil au vent et oreilles au galop !
Bon… dans le feu de l’action, j’ai bien couru, mais les lièvres aussi, et j’ai fini par perdre Papa.
Enfin… perdre Papa, c’est beaucoup dire.
Je l’entendais m’appeler au loin, mais j’étais tellement occupé par ma chasse que j’avais quelques priorités à régler.
Et puis, au bout d’un moment, j’ai quand même décidé qu’il était temps de le rejoindre.
Alors hop, demi-tour, et je suis revenu au pas de course !
Je l’ai retrouvé dans la bambouseraie, au frais, en train de m’attendre.
Comme quoi, mes amis, je peux être très occupé… mais quand Papa m’appelle, je finis quand même par revenir.
Faut pas exagérer non plus !
J’étais éreinté, vidé, à bout de coussinets, mais quel bonheur d’avoir enfin retrouvé mes grandes aventures d’explorateur.
Bonne soirée à tous mes copains et à tous mes followers… Moi, je vais quand même garder un œil sur ce ruisseau qui joue à cache-cache !
Léchouilles aventurières,
Le petit Roi Voltaire