16 juillet 2026
UN GRAND MERCI ROYAL
UN GRAND MERCI ROYAL
Avant toute chose, mes amis, il faut que je vous dise un immense merci. Vous avez été très nombreux à répondre au questionnaire de Papa : mes fidèles copains, mes amis et mes lecteurs les plus dévoués.
Papa m’a donc chargé de vous transmettre sa reconnaissance officielle.
Le verdict est tombé : on continue exactement dans le même style ! Un peu de tout, des nouvelles du royaume, des humeurs, des rencontres et mes aventures quotidiennes.
En revanche, entre nous, Papa m’a confié que les Reels restent ce qu’il y a de plus difficile à réaliser pour lui. Un roi doit savoir reconnaître les efforts de ses sujets, alors je lui accorde toute ma clémence royale.
MARRE, MARRE ET REMARRE
On nous avait promis qu’il ferait moins chaud. On nous l’avait juré !
Et ici, mes amis ? Trente-six degrés. Encore !
Je ne sais pas qui écrit les prévisions dans ce pays, mais cette personne mériterait une petite convocation devant Sa Majesté.
Alors, ce matin, j’ai longuement profité de l’aube, parce qu’avec ces nuits tropicales, c’est devenu le seul moment où mon royaume reste à peu près respirable.
L’herbe sentait la paille sèche, les oiseaux s’agitaient déjà dans les branches et j’avais le domaine pour moi tout seul.
Ces heures-là valent tous les trésors.
LA NOUVELLE QUE TOUTE LA FRANCE ATTENDAIT
Et maintenant, mes amis, roulement de tambour !
Voici la nouvelle que le pays entier attendait. Ou, du moins, toutes les personnes cultivées qui lisent mon journal.
Mon oreille est redevenue normale !
Parfaitement droite, fière et dressée comme il se doit pour une oreille royale.
Et tout cela grâce au toilettage de Madame Adé et de Monsieur Toudou, chez Toutou Paradis.
Papa est ravi et soulagé. Il n’arrête pas de me regarder avec des yeux attendris.
Franchement, je ne comprendrai jamais les humains. Il était tellement inquiet pour cette oreille !
Ce n’était quand même pas si grave. Tant qu’elle entendait le sachet de friandises s’ouvrir dans la cuisine, moi, je considérais qu’elle faisait parfaitement son travail.
Mais bon, si cela rend Papa heureux, je veux bien poser fièrement.
MON ROYAUME EST UN PAILLASSON
Ce qui est démoralisant, en revanche, c’est de voir Papa réduire encore l’arrosage, même dans la partie la plus jolie du jardin.
Quant aux orages, quand on voit leur violence dans certaines régions, on préfère presque qu’ils nous évitent. Alors on attend, on rationne l’eau et on regarde le jardin souffrir.
Et ce matin, je vois Papa partir vers la grange.
— Papa, tu vas où ?
— Retourne à la maison, Voltaire !
— Non… je te suis.
Et là, l’horreur : il va chercher la tondeuse.
— Papa ! Mon royaume n’est plus qu’un paillasson géant !
— Non, mon bonhomme. Il reste toutes les adventices, et certaines font de la résistance. Je ne veux pas non plus que tu te piques dans les chardons. Tu comprends ?
— Oui, oui…
J’ai donc battu en retraite sous le pin parasol, dans l’angle, à mon poste d’observation stratégique préféré.
De là, je supervise les opérations.
C’est un travail royal à part entière.
HOLLY, LA NOUVELLE COPINE DU GÎTE
Et c’est là que…
Wahou ! Wahou !
Une copine !
Une jolie copine aux airs de caniche, toute ronde et toute douce. Je ne saurais pas vous dire exactement sa race, mais quelle apparition !
Elle est arrivée hier au gîte avec ses parents. Pas toute seule, évidemment, hihi.
Elle s’appelle Holly.
Comme Papa était occupé derrière son engin bruyant et qu’il ne faisait plus très attention à moi, j’en ai profité pour aller faire connaissance.
Après une présentation rapide, j’ai tout de suite remarqué qu’elle était plus âgée que moi. Cela se voit à son calme et à sa grande sagesse.
Nous avons passé un très bon moment tous les deux, avant que la chaleur ne devienne trop écrasante.
Holly supporte plutôt bien la chaleur, elle. Elle a passé l’après-midi au bord de la piscine, pendant que moi, je restais au frais dans le salon, comme un roi raisonnable.
Chacun sa méthode.
Ce soir, je vais retourner la voir. Elle aura certainement beaucoup de choses à me raconter, car elle est partie dîner en ville.
Enfin, à Eymet, le centre de l’univers par ici.
Bonne soirée, les copains. Restez bien au frais…
Léchouilles caniculaires,
Le petit Roi Voltaire