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29 juin 2026

ÉDITION SPÉCIALE – 1 AN DU JOURNAL ✨

ÉDITION SPÉCIALE – 1 AN DU JOURNAL ✨

Bonsoir, bonsoir, mes chers copains à quatre pattes et leurs humains dévoués !

Aujourd’hui est un jour particulier. Enfin… particulier, Papa l’a appris parce que Sandrine le lui a rappelé. Parce que Papa, comme vous le savez, entretient avec les dates un rapport très personnel. Très personnel, c’est-à-dire : approximatif. Hihi.

Heureusement que certaines personnes veillent sur le Royaume depuis les coulisses.

LA BONNE NOUVELLE DU MATIN

Avant de parler de tout le reste, une très bonne nouvelle : il a plu cette nuit !

Dix millimètres seulement, ce n’est pas grand-chose, je sais. Mais après des semaines de canicule à rôtir dignement à l’ombre de la terrasse, ces dix petits millimètres ont fait du bien à tout le monde.

Les plantes ont bu. Les arbres du Royaume ont soufflé. Et quelque part dans les herbes, les lézards, les mulots et tous les petits habitants invisibles de mes cinq hectares ont dû pousser un soupir de soulagement.

Mon copain Azur est parti hier après-midi. Nous nous étions dit au revoir dans la lumière du soir — lui qui retournait chez lui, moi qui regardais la voiture disparaître au bout du chemin.

Ce matin, en me réveillant, je me suis dit… et si ? Et si, finalement, il était revenu ? Ça arrive, ces choses-là. Les vacances qui se prolongent, les humains qui changent d’avis.

Alors je suis monté aux gîtes. J’ai reniflé la terrasse, j’ai tourné autour de la porte. J’ai attendu un peu, les oreilles dressées.

Rien. Personne.

Je suis redescendu au Royaume, la truffe basse. Papa m’a dit que septembre, ce n’était pas si loin. Azur a promis de revenir. Je vais compter les jours. Enfin… Papa va compter les jours. Moi, je compte les pommes.

UN AN DÉJÀ

Il y a exactement un an, Papa s’est assis devant son téléphone et a écrit les premiers mots du Journal de Voltaire.

J’avais tout juste 6 mois. Je ne savais pas encore que j’allais devenir célèbre. Enfin… célèbre. Papa dit “connu”. Moi, je dis célèbre, c’est plus royal.

Sur la photo de ce premier jour, j’étais allongé dans l’herbe du Royaume, les oreilles dressées, avec l’air sérieux de celui qui découvre le monde.

Les lézards, les pommes Golden, la bambouseraie mystérieuse, les humains des gîtes avec leurs valises et leurs odeurs d’ailleurs…

Un an plus tard, me voilà. 18 mois et 1 jour, une fourrure longue et soyeuse, une couronne bien méritée. Et toujours autant d’appétit.

LES GRANDS CRIMES ROYAUX — POUR LES NOUVEAUX

Puisqu’on fête la première année, il faut bien ouvrir les archives. Les grandes pages de l’Histoire du Royaume. Celles que les fidèles connaissent par cœur et qui méritent d’être transmises aux générations futures.

Le Grand Crime de Septembre, d’abord.

Papa avait glissé un billet de 50 euros dans la housse de son téléphone. Bien caché. En sécurité. Ou du moins, c’est ce qu’il croyait.

Je l’ai senti. Je l’ai trouvé. Et j’en ai mangé la moitié.

La Banque de France exige que le billet soit aux deux tiers intact pour être échangé. Le mien était aux deux tiers dans mon estomac.

25 euros. Perte sèche.

Papa cache désormais ses billets ailleurs. Il n’a pas dit où. Mais je cherche.

Le Crime de la Bobine, ensuite.

Papa tuteurait ses grands tournesols, perché sur son échelle. La bobine de ficelle verte traînait par terre, sans surveillance. Elle brillait au soleil. Elle m’appelait.

Je l’ai attrapée, j’ai couru à travers le jardin, la ficelle se déroulait derrière moi comme une traîne royale.

Et puis mes pattes se sont emmêlées. Les pattes arrière d’abord. Puis les pattes avant. Puis le ventre.

Je me suis retrouvé planté là, immobile, transformé en momie de ficelle verte, incapable de bouger ne serait-ce que la queue.

Papa a mis un quart d’heure à me démêler. Il murmurait des choses que je préfère ne pas répéter ici.

Le Crime des Tulipes, enfin.

Papa avait reçu deux cents bulbes de tulipes soigneusement sélectionnés. Il avait imaginé un dégradé parfait, du rouge au rose en passant par le jaune et le blanc. Il avait dessiné son plan sur plusieurs pages d’un cahier et préparé la terre pendant des heures.

Il est rentré chercher son téléphone pour photographier son œuvre.

Dix minutes.

À son retour, les deux mille bulbes étaient éparpillés aux quatre coins du Royaume. J’avais découvert qu’ils roulaient parfaitement.

Le printemps suivant, son massif ressemblait à une explosion joyeuse et parfaitement aléatoire.

Il a dit que c’était un massif très libre. Moi, je crois surtout qu’il n’avait plus le choix.

ENCART ROYAL — LES CHRONIQUES DE CLAPIÉRA

Cette première année, le Journal a aussi pris vie dans les livres.

Après les souvenirs, les émotions et les histoires partagées ici chaque soir, Papa a commencé à écrire les Chroniques de Clapiéra — une saga canine feel-good disponible sur Amazon.

Quatre tomes ont été publiés à ce jour. Et Papa prépare déjà de nouveaux projets… avec peut-être une place pour quelques petits compagnons du Royaume dans une prochaine aventure.

Mais chut. Les bonnes choses s’annoncent en temps voulu.

LE COURRIER DU ROYAUME

Un an déjà.

Et vous, vous souvenez-vous du premier Journal de Voltaire ? De la première bêtise qui vous a fait rire ? Du moment où vous avez décidé de rester ?

Cette communauté qui s’est formée ici, ces amitiés nouées à travers les écrans, ces histoires de vos propres compagnons qui ont inspiré Papa… tout cela appartient aussi à cette première année.

Elle n’aurait pas eu le même goût sans vous.

Donnez-moi de vos nouvelles dans les commentaires. Aujourd’hui plus que jamais, vos souvenirs me font chaud au cœur.

LE BILLET DE VOLTAIRE

Mes chers fidèles,

Il y a un an, nous étions quelques-uns. Aujourd’hui, nous sommes un vrai petit royaume.

À vous qui êtes là depuis le premier jour : merci.

Vous avez vu grandir un chiot espiègle de 6 mois en un roi accompli de 18 mois. Vous avez ri de mes bêtises, suivi mes aventures, encouragé Papa même les soirs où l’inspiration se faisait attendre.

À vous qui nous rejoignez aujourd’hui : bienvenue.

Vous arrivez exactement au bon moment. L’aventure ne fait que commencer.

Cette première année a été belle. Riche. Drôle. Parfois émouvante.

Elle m’a appris que les meilleurs royaumes ne sont pas ceux que l’on construit seul, mais ceux que l’on partage.

Un an de règne. Et pas un seul regret.

Enfin… sauf peut-être ce billet de 50 euros.

Et les tulipes.

Et la bobine de ficelle.

Papa, lui, il regrette encore. Hihi.

Léchouilles anniversaires,

Le petit roi Voltaire