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20 juin 2026

SA MAJESTÉ EN MODE DESCENTE DE LIT

Bonsoir bonsoir mes chers copains à quatre pattes et leurs humains dévoués !

Ça va les amis, vous n’avez pas trop froid ? Parce qu’ici c’est tout l’inverse, figurez-vous. Il fait une chaleur à décourager même les plus courageux des petits rois, et apparemment ça va encore grimper si j’en crois Papa, scotché à la radio depuis ce matin avec son air de présentateur catastrophe. Bah oui Papa, on a compris, il fait chaud.

SA MAJESTÉ EN MODE DESCENTE DE LIT

Avec cette fournaise, difficile de profiter pleinement de mon copain Azur comme je le voudrais d’habitude. Moi, en ce moment, je suis carrément en mode carpette sur le carrelage, ou alors étalé de tout mon long sur le tapis de fraîcheur, dans une posture qui ferait pleurer n’importe quel photographe de mode canine. Je dors énormément en journée ces temps-ci. Mais attention, toujours un œil entrouvert, hein, jamais les deux en même temps. Un petit roi reste un petit roi, même fondu sur le carrelage.

LA COUVERTURE, LE FOU FURIEUX ET LE VOLEUR DE BÂTONS

Hier soir, c’était apéritif sous les platanes, et c’était bien agréable de retrouver mon copain Azur dans cette ambiance là. Pendant que les humains discutaient tranquillement, verre à la main, lui, la chaleur, visiblement il s’en fichait complètement : il courait comme un petit fou tout autour de nous, dans tous les sens, sans jamais s’arrêter. Et en plus de courir, il mangeait absolument tout ce qu’il trouvait sur son passage, ce petit goinfre. Il adore les bâtons, exactement comme moi, sauf que lui, dès que j’en dénichais un beau, bien costaud, parfaitement calibré pour une bonne mastication royale, il venait me le piquer sous le nez. Sans complexe. Bon. Privilège de l’âge, j’imagine, lui qui est encore plus jeune que moi. Je lui laisse, je suis bon prince. Et entre deux courses folles et deux larcins de bâtons, je lui faisais des bisous au passage, parce que je l’adore, mon nouveau copain, même voleur.

Moi, pendant ce temps, je gardais quand même un œil sage sur toute cette agitation, bien calé sous la table, dans la fraîcheur de l’ombre, avec la sagesse de celui qui sait ménager ses efforts même en pleine fête.

Et le clou de la soirée : les parents d’Azur m’ont offert une couverture absolument magnifique, avec mes plus belles photos imprimées dessus. Moi, sur une couverture ! J’étais tellement fier que j’ai failli en oublier la chaleur. Papa aussi rayonnait, il l’a dépliée trois fois pour bien l’admirer.

L’ÉPISODE DU CRAPAUD (ENCORE LUI)

Et puis, fin de soirée, je sors tranquillement faire mon dernier tour du parc. Et là, d’un coup, je fonce. Papa hurle :

— NONNNN ! Comme si la maison prenait feu.

— C’est bon, c’est bon, j’ai compris ! ai-je grommelé en freinant des quatre pattes, dans un nuage de poussière digne d’un dessin animé.

Bah oui, je l’avais vu, moi, le vilain crapaud. De retour. Encore lui, toujours aussi peu fréquentable. Mais cette fois, leçon retenue : j’ai obéi instantanément, stop net, demi-tour, aucune négociation. Lui s’est éclipsé se cacher, très certainement vexé qu’on ne l’invite jamais à rester. Moi je suis reparti vers le ventilateur, oreilles un peu basses, mais surtout assez fier d’avoir été un bon petit roi obéissant pour une fois.

OPÉRATION RÉVEIL D’AZUR

Ce matin, mission diplomatique : direction chez Azur, très tôt, avec l’autorisation officielle de Papa. Arrivé sur place… silence radio. Monsieur dormait encore. J’ai fait demi-tour, un peu vexé qu’on ne m’attende pas avec plus d’enthousiasme.

Alors j’y suis retourné un peu plus tard, et cette fois j’ai frappé moi-même à la porte avec ma petite patte, bien décidé à ne pas repartir bredouille deux fois de suite. Ça a marché : on a fini par bien profiter du jardin tous les deux, comme prévu.

CE SOIR, CAP SUR L’ANGLETERRE

Et la journée n’est pas finie, loin de là ! Ce soir, je file chez mon ami Peps pour une soirée so British au manoir de la Maison de Fort. Bonnes manières et probablement quelques bêtises so not British de ma part, je vous raconterai ça très vite.

Bonne soirée à tous mes chers copains et à leurs humains dévoués !

Léchouilles british et pleines de fraîcheur,

Le petit Roi Voltaire

Bonne fête à tous les papas, les papas humains, les papas chiens, les papas chats… et surtout à ceux qui deviennent, sans s’en rendre compte, les serviteurs dévoués de leurs petits rois.

Moi, mon papa ouvre les portes, remplit ma gamelle, m’emmène partout, ramasse mes jouets, surveille mes croquettes, arrose mon royaume et me couvre de câlins.

Pas étonnant que je l’aime autant.

Bonne fête à tous les papas du monde.

Câlinous,

Le petit roi Voltaire

Quand on a un meilleur ami de l’autre côté de la porte, le protocole royal ne tient plus très longtemps.

Voltaire et Azur : deux petits rois, un seul royaume.

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