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13 mai 2026

TEMPÊTE ROYALE ET CADEAU SURPRISE

TEMPÊTE ROYALE ET CADEAU SURPRISE

Bonsoir bonsoir mes chers copains yorkshires et leurs humains dévoués !

Je vous écris depuis mon arbre. Littéralement. Je me suis accroché à un tronc de toutes mes griffes ce matin pour ne pas m’envoler, car ici sur ma colline c’est la tempête ! Un vent à coucher les chênes, un vent qui siffle entre les bambous de la bambouseraie, qui fait claquer les portes du chai, qui couche les sauges de Papa dans tous les sens. Mes oreilles sont plaquées en arrière, mon long poil soyeux part dans toutes les directions à la fois, et ma dignité royale est sérieusement mise à mal. Je suis tout décoiffé. C’est une catastrophe capillaire sans précédent.

TAYA BLOQUÉE EN RÉSIDENCE

Ma nouvelle copine Taya n’ose pas sortir. Je la comprends, une chihuahua à poil long par ce vent c’est un cerf-volant sur pattes. Je guettais sa sortie depuis ma terrasse avec espoir, le museau pointé vers son gîte, mais rien. Pas de Taya. Juste le vent qui hurlait et les arbres qui dansaient dangereusement.

Papa lui courait dans tous les sens pour attacher les plantes qui penchaient dangereusement, tuteur par-ci, ficelle par-là, brouette renversée à redresser, pot envolé à récupérer. Je le regardais s’agiter avec toute la compassion d’un roi bien accroché à son arbre. Et demain paraît-il c’est encore pire. Papa me l’a dit avec sa tête de jardinier-qui-anticipe-le-désastre. Pas terrible comme nouvelle.

LA LADY ET LE CADEAU MYSTÉRIEUX

Et puis cet après-midi, alors que je guettais toujours désespérément la sortie de Taya dans le vent, Papa m’a appelé depuis le perron.

— Voltaire !

— Oui Papa je suis occupé je surveille…

— Voltaire viens ! Il y a une lady qui a quelque chose pour toi !

Une lady. Un cadeau. Pour moi. J’ai lâché mon poste de surveillance et je suis arrivé au trot, les oreilles dressées malgré le vent.

Une adorable dame se tenait là, souriante, les yeux qui pétillaient. Papa m’a expliqué avec cet air fier qu’il a parfois :

— Elle lit ton journal Voltaire !

Waouh. Elle lit mon journal ! Sa Majesté a une lectrice en chair et en os, là, devant elle, au royaume de Clapiéra ! J’ai salué avec toute la grâce royale dont j’étais capable malgré mes oreilles dans tous les sens à cause du vent.

— Regarde le joli cadeau Voltaire !

Un tapis rafraîchissant. Jaune, doux, magique. Un de ces tapis qui restent frais sous les pattes même quand il fait trente degrés à l’ombre. J’ai reniflé, j’ai inspecté, j’ai tourné autour avec tout le sérieux que mérite un cadeau de cette importance.

— Bon, certes ce n’est pas pour cette semaine avec ce vent glacial, m’a dit Papa en souriant.

Certes. Mais dans quinze jours quand la chaleur reviendra, ce tapis et moi allons devenir inséparables. J’en suis certain.

J’ai regardé cette adorable lady avec mes plus beaux yeux de petit roi reconnaissant. Merci du fond du cœur, chère lectrice. Savoir que mon journal vous accompagne, ça réchauffe même par temps de tempête. Presque autant qu’un tapis rafraîchissant en plein mois d’août.

Bonne soirée à tous mes chers copains et leurs humains dévoués !

Léchouilles reconnaissantes et ébouriffées

Aujourd’hui, Voltaire me laisse la plume.

Mon livre Après Capucine est maintenant disponible en version Kindle, en livre broché et en version reliée.

Ce n’est pas une aventure drôle du petit roi. C’est un récit autobiographique, plus intime, plus personnel, consacré à Capucine, ma petite chienne, à son départ, au vide qu’elle a laissé, et à tout ce que l’amour continue de porter après la perte d’un chien.

Avant Voltaire, il y a eu Capucine. Et si Voltaire occupe aujourd’hui une place si importante dans ma vie, c’est aussi parce qu’il est arrivé après cette absence immense.

J’ai écrit ce livre parce que le deuil d’un animal est un vrai deuil. J’espère qu’il pourra aider celles et ceux qui ont perdu un chien à se sentir un peu moins seuls.

Merci à vous tous qui suivez les aventures de Voltaire. Ce livre appartient à une autre part de mon histoire, plus silencieuse, mais profondément liée à lui aussi.

Amicalement, Thierry