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19 février 2026

JE NE VAIS PAS BIEN

Salut mes chers amis à moustaches et vos humains attentionnés…

JE NE VAIS PAS BIEN

Je ne vais pas bien, mes copains. Mais je vais mieux qu’il y a vingt-quatre heures, alors c’est déjà ça. Il faut que je vous raconte ce qui m’est arrivé, parce que c’est grave, vraiment grave, et je veux que vous soyez tous très prudents.

HIER À 17H30 : LE DÉBUT DU CAUCHEMAR

Tout a commencé hier à 17h30. Papa était en train de tailler dans le jardin. Moi, je faisais mes inspections royales. Et puis, tout à coup, je me suis assis à côté de Papa qui taillait. Papa s’est immédiatement inquiété : il sait que je suis toujours actif. Me voir m’asseoir calmement, ce n’était pas normal. Et il m’a vu creuser dans une zone où je ne vais jamais d’habitude.

LA DÉCOUVERTE TERRIBLE

Sous un pied de cinéraire maritime, il y avait une grosse pelote de chenilles processionnaires en train de s’enterrer, leur procession terminée. Papa a dit qu’il n’y avait que quelques nids éloignés de mes zones habituelles, et que l’élagueur devait justement intervenir mardi prochain pour les couper, mais la tempête Nils et Pedro avait tout retardé.

COURSE CONTRE LA MONTRE

Papa a tout laissé en plan, les outils de taille sont restés dehors sous la pluie. Mon vétérinaire habituel était fermé. Par chance, un vétérinaire à trente minutes nous a dit de venir de suite. Pendant le trajet, je n’ai rien dit, j’ai tremblé.

CHEZ LE VÉTÉRINAIRE

Piqûre de corticoïde, anti-inflammatoire, pansement gastrique. Puis retour à la maison, un bain, mais j’étais trop mal. Papa était trop triste, trop malheureux, mais il avait fait le maximum.

LA NUIT LA PLUS LONGUE

Toutes les deux heures, corticoïde et pansement gastrique, jusqu’à 3 heures du matin. Je ne pouvais pas dormir, je ne pouvais pas poser ma tête sur le coussin. Enfin les comprimés faisant leur effet, j’ai dormi sur le côté, et ce matin j’ai fait un pipi pour me rendormir.

AUJOURD’HUI

Aujourd’hui c’est un peu mieux. Je reviens du vétérinaire qui m’a prescrit en plus des antibiotiques, pour ma petite langue qui a pris une drôle de couleur violette sur le contour. Il faut attendre en espérant qu’il n’y ait pas de nécrose. Je ne peux pas boire ni manger, je suis comme un oisillon qu’il faut nourrir et hydrater à la seringue.

AVERTISSEMENT

Je vous tiens informés, mes amis. Soyez très prudents lors de vos balades en ce moment, la période est très courte entre la descente des arbres et l’enterrement des chenilles. Papa a dit que pour le moment, quand j’irai mieux, je vais rester dans le parc.

Bonne soirée mes amis. Soyez prudents. Et serrez fort vos humains contre vous.

Léchouilles faibles mais pleines de courage,

Le petit Roi Voltaire