27 octobre 2025
l’Enfer des Graines Collantes (les Jours d’Avant)
Coucou mes copains à moustaches et leurs humains adorés !
Bon, soyons honnêtes : l’automne, c’est vraiment pas mon truc. Je sais, je sais, Papa trouve ça « magnifique » avec ses couleurs dorées et ses lumières rasantes, mais MOI, petit Yorkshire de 10 mois habitué au confort royal, je vous le dis tout net : c’est compliqué cette saison !
L’ENFER DES GRAINES COLLANTES (LES JOURS D’AVANT)
Alors voilà le drame de ma vie depuis quelques jours : la zone gibier est devenue un champ de mines végétales ! Hier, avant-hier, et tous les jours précédents, je revenais de mes explorations transformé en pelote à épingles végétale. Partout, PARTOUT sur mon corps, ces petites graines traîtresses qui s’accrochent à mon magnifique pelage soyeux comme si leur vie en dépendait.
Parce que bon, vous me connaissez, est-ce que l’humidité et les graines m’empêchent de chasser ? Bah non, évidemment ! Dès que je repère un truc qui bouge dans les hautes herbes, c’est plus fort que moi. Papa ne voit jamais rien, lui, trop occupé avec ses sauges qui commencent à faner, mais moi, avec mes yeux de lynx (enfin, de Yorkshire, mais c’est pareil), je VOIS. Alors hop ! Grand bond majestueux, atterrissage spectaculaire dans les graminées humides pleines de ces satanées graines et… victoire ! Bon, je ne sais toujours pas ce que je chasse exactement, mais l’important c’est le frisson, non ?
Le problème, c’est après. Tous les soirs depuis une semaine, Papa passe un temps FOU à me nettoyer. Il tire doucement sur les graines collées dans mon pelage, démêle, grogne (beaucoup), et moi je suis censé rester sage comme une image. Deux croquettes de récompense à la clé, quand même ! Mais franchement, y’a des limites à la patience d’un petit roi
Parfois ça tire vraiment trop fort, alors je mords Papa. Bah oui quoi ! C’est pas méchant, c’est juste pour lui faire comprendre que là, attention, zone sensible ! Il dit que je ne peux pas me débrouiller tout seul, que ce n’est pas efficace quand j’essaie de les enlever avec mes dents. Il a sûrement raison, d’ailleurs j’ai avalé une graine en essayant de m’aider au démêlage – pas terrible au goût, très déçu.
CE MATIN : LE SWEAT DE LA HONTE (OU DU SALUT ?)
Donc ce matin, Papa en a eu MARRE. « Voltaire, ça suffit maintenant ! » qu’il m’a dit. Et là, il sort ce… TRUC. Un sweat. Pour MOI. Moi, Voltaire, petit roi au goût vestimentaire irréprochable (bandana tartan only, merci), je me retrouve affublé d’un vêtement qui couvre mon jabot, mon ventre et le haut de mes pattes.
Au début, j’étais genre « Non mais Papa, sérieusement ? On va pas recommencer avec les fringues canines là ! » J’ai essayé de l’enlever, me tortillant dans tous les sens, tirant avec mes dents sur le tissu. Mais Papa était déterminé. « C’est pour ton bien, petit roi. Et pour MA santé mentale aussi. »
Bon. Je l’ai gardé. Mais j’étais PAS content. Pas content du tout. Je me sentais ridicule, emprisonné dans ce machin. Comment un Yorkshire de ma trempe peut-il garder sa dignité royale dans un SWEAT ?
SORTIE À LAUZUN ET LES COPINES ANGLAISES
Ensuite, direction Lauzun pour voir mes copines anglaises au café ! Quand je suis arrivé, elles étaient toutes ravies de me voir :
« Oh hello Voltaire! Look at you, darling! »
« Come here, sweetheart! What a handsome boy! »
« There’s our little prince! »
Hihi, même en anglais, on reconnaît ma royauté Elles me font toujours plein de câlins et surtout, SURTOUT, elles me donnent des miettes de scones. Vous savez, ces petits gâteaux anglais avec des raisins ? C’est trop bon ! Elles font semblant de les faire tomber « par accident » sous la table, et moi, petit aspirateur efficace, je nettoie tout ça en deux secondes. Papa fait semblant de ne pas voir, mais je sais qu’il compte dans sa tête mes calories supplémentaires. Bah oui quoi, 20-25g de croquettes le matin, c’est pas avec ça qu’un petit roi survit !
RENCONTRE AVEC POPEYE
Et là, surprise : Popeye était là ! C’est un vieux Yorkshire que je croise parfois au village, vous savez. D’habitude il est un peu distant, genre « jeune chiot trop agité, laisse-moi profiter de ma retraite tranquillement », mais cette fois c’était différent.
On s’est approchés prudemment, reniflé poliment. Et là, miracle : Popeye était d’humeur bavarde ! Enfin, bavarde en langage chien, hein. On a fait un petit tour ensemble autour des tables du café, reniflé les mêmes coins de trottoir (il y avait une odeur de fromage tombé qui nous a tous les deux fascinés), échangé quelques regards complices sur nos humains respectifs qui discutaient de trucs incompréhensibles.
À un moment, Popeye s’est arrêté devant une trace d’urine particulièrement intéressante, et on a tous les deux analysé l’information : un grand chien, mâle, passé il y a environ deux heures. On a hoché la tête d’un air entendu. Les vieux sages comme Popeye, ils ont de l’expérience, ils savent lire les messages olfactifs comme personne !
C’était plutôt cool, finalement. Peut-être qu’avec l’automne, même les vieux chiens deviennent plus philosophes et sociables ? Ou peut-être que Popeye s’ennuyait juste un peu aujourd’hui. En tout cas, j’étais content d’avoir eu ce moment de complicité canine.
RETOUR AU ROYAUME : LE SWEAT FAIT SES PREUVES
De retour au château, Papa m’a laissé explorer le royaume avec mon sweat. Et là… bon, je dois avouer quelque chose. C’est dur pour mon ego, mais… le sweat, bah… ça marche.
J’ai gambadé partout dans la zone gibier, sauté dans les hautes herbes humides, poursuivi je-ne-sais-quoi qui bougeait (et que Papa n’a toujours pas vu), et quand je suis revenu… MIRACLE ! Juste quelques graines sur mes pattes et ma queue ! Les seules zones pas protégées par le sweat ! Mon jabot, mon ventre, mes flancs : NICKEL. Propres. Sans graines.
Papa était genre « Tu vois Voltaire ? Tu vois que j’avais raison ? » avec son air satisfait. Bon, OK Papa, tu avais raison. Mais je te préviens, je garde le droit de te regarder avec des yeux reproducteurs quand tu me l’enfiles le matin !
LES COULEURS DE L’AUTOMNE ET LES HABITANTS DU ROYAUME
Le royaume est magnifique en ce moment, je dois l’admettre. Les fleurs commencent à faner, mais il reste encore plein de couleurs – des jaunes profonds, des oranges flamboyants, des rouges sombres. Le soleil se couche tôt maintenant, vers 18h15, et il y a ce petit vent frais qui fait danser les feuilles mortes. J’aime bien le bruit qu’elles font sous mes pattes, même si elles sont souvent humides (beurk).
Cet après-midi, j’ai vu QUATRE faisans autour de la zone gibier ! Quatre ! Ils se pavanaient tranquillement, ces gros machins à plumes, comme s’ils étaient chez eux. Mon royaume devient vraiment un refuge pour la faune sauvage. Bah… techniquement, ils sont chez MOI, mais bon, je partage généreusement.
Par contre, je n’ai pas revu mon copain le lièvre depuis un moment. Papa a dit un truc sombre sur le « civet » et j’ai préféré ne pas creuser. J’espère qu’il a juste déménagé dans un autre coin du royaume…
PAPA LE JARDINIER ET LES VERS DE TERRE
Papa passe ses journées à tailler, déplanter, replanter. Vous le connaissez, toujours à réorganiser son royaume végétal ! Il déplace des trucs qui « ne sont pas au bon endroit », transplante des machins qui « seraient mieux ailleurs ». Et moi, j’ADORE ça parce que tous ces trous laissés vides, c’est une invitation à l’exploration !
C’est comme ça que j’ai découvert un truc fascinant : les vers de terre. Il y en a PARTOUT en ce moment avec l’humidité ! Je les regarde se tortiller, sortir de la terre, se replonger dedans… Bon, franchement, pas grand intérêt ces animaux-là. Ils ne courent pas, ne sautent pas, ne font rien d’excitant. Pas de son, pas d’odeur particulière, juste des machins mous qui bougent lentement. Mais c’est nouveau dans mon catalogue de créatures du royaume, alors je note pour ma culture générale canine.
LE NETTOYAGE DU SOIR : VERSION EXPRESS
Ce soir, quand Papa m’a inspecté après ma journée d’aventures, il avait un grand sourire. Pour une fois, il n’a eu qu’à enlever quelques graines sur mes pattes et ma queue. Cinq minutes au lieu de vingt ! Et pas besoin de tirer sur des nœuds impossibles dans mon pelage. Donc pas de morsures de ma part. Donc Papa content. Donc deux croquettes données avec le sourire au lieu de l’air fatigué habituel.
Bon, je dois reconnaître que le sweat, même si ça me fait bizarre, même si j’ai parfois envie de l’arracher, bah… c’est pratique. Voilà, c’est dit. Fashion ? Non. Confortable ? Mouais. Efficace ? Malheureusement oui.
LE MYSTÈRE DU CHANGEMENT D’HEURE
Alors ça, c’est LE truc qui me perturbe grave : le changement d’heure ! Dimanche, les humains ont tripoté leurs montres et maintenant tout est décalé. Mon ventre me dit qu’il est l’heure du dîner, mais Papa me dit « non Voltaire, c’est trop tôt ». Traître !
Et surtout, qu’est-ce qu’on est censé FAIRE avec toutes ces heures en plus dans la maison, le soir ? Il fait nuit super tôt maintenant, genre 18h15, et après on fait quoi ? Je tourne en rond, je mâchouille mon bandana (heureusement que je l’ai gardé, lui !), je regarde Papa qui lit ou qui pianote sur son ordinateur… C’est long, quand même.
Avant, quand il faisait encore jour tard, je pouvais surveiller le royaume depuis la fenêtre, repérer les mouvements suspects, anticiper l’arrivée éventuelle d’intrus. Maintenant, à 18h30, c’est déjà tout noir. Mon poste de garde devient inutile. Je me demande bien comment je vais m’adapter à ce nouveau rythme déboussolant. Peut-être que je vais devoir développer de nouvelles occupations d’intérieur ?
LE CHAUFFAGE ET PAPA LE BRICOLEUR
Au moins, il ne fait pas froid dans la maison ! Papa a réparé la chaudière lui-même avec YouTube, il m’a dit. Franchement, respect ! Il a passé des heures devant son ordinateur à regarder des vidéos de types qui expliquent comment démonter des machins et remonter des trucs, puis il est descendu à la cave avec sa boîte à outils, et maintenant on a du chauffage.
C’est quand même mieux que la cheminée, parce que comme il dit, il préfère s’occuper de MOI plutôt que de surveiller le feu et d’aller chercher du bois. Hihi, évidemment ! Ses priorités sont bien placées
Et le meilleur dans tout ça ? Le sol est CHAUD ! Oui, vous avez bien lu, le plancher chauffant fonctionne ! C’est magique ce truc. Je m’étale de tout mon long sur le carrelage tiède du salon, le ventre contre cette chaleur délicieuse qui monte doucement. Mes pattes humides sèchent tranquillement, mon pelage se réchauffe, et je fais des micro-siestes en attendant que Papa ait fini ses trucs d’humain.
C’est devenu mon spot préféré : juste devant la porte-fenêtre, là où le sol est le plus chaud. Je m’y installe, je pousse un gros soupir de contentement, et je me laisse envahir par cette chaleur venue d’en-dessous. Les humains ont vraiment inventé des trucs géniaux parfois !
Léchouilles automnales (mais au chaud),
Le petit Roi Voltaire
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