7 octobre 2025
Réveil de Dingue : 4H53 du Matin !
Mes très chers copains à moustaches et leurs humains adorés qui illuminent mes journées !
RÉVEIL DE DINGUE : 4H53 DU MATIN !
Quelle journée royale de folie ! Aujourd’hui, j’ai commencé super tôt… 4h53 pour être précis ! Papa est un peu fou ou quoi ?
« Bah non, je suis réveillé, je me lève, on ne va pas faignarder ! »
Bah moi si, Papa ! Croquettes vite fait et redodo sur mon trône royal avec Teddy ! Je vois mon Impératrice en rêve !
PETIT-DÉJEUNER : FESTIVAL DES SENS INTERDIT
Avant de regagner mes appartements royaux, la cuisine s’est transformée en paradis olfactif ! Cette odeur divine des toasts qui grillent – ce parfum de pain chaud légèrement caramélisé, avec ces notes beurrées qui chatouillent mes narines royales ! Et puis les œufs brouillés de Papa qui cuisent doucement dans la poêle… Ce chuintement délicat du beurre fondu, cette texture crémeuse jaune d’or qui se forme sous la spatule, cette vapeur chaude qui monte en volutes parfumées !
Mes narines frémissaient d’anticipation, ma langue pendait légèrement, imaginant le goût onctueux et salé de ces œufs… Mais non ! Régime oblige ! Je n’ai eu droit qu’à mes 25g de croquettes qui craquent sèchement sous mes dents – goût poulet standardisé, texture granuleuse et déshydratée. Pendant que Papa, LUI, se délectait de son festin doré ! L’injustice était palpable dans l’air tiède de la cuisine !
J’ai patiemment reniflé la moustiquaire, mes coussinets frais contre le sol carrelé encore froid de la nuit… On ne sait jamais, une sauterelle aurait pu s’y glisser ! Mes narines royales ne ratent jamais une piste protéinée !
PHILOSOPHIE MATINALE : CHARLEMAGNE LE TRAÎTRE
Et puis je me suis demandé : pourquoi si tôt ?? J’ai eu une idée folle… « Voltaire, pas d’invention de l’école, hein ! »
« Ah bon, qui a inventé l’école ?? »
« Sacré Charlemagne ! Tu vas voir, après la maternelle, tu ne vas pas rigoler. Avec tes copains de l’assemblée… » Bon, la suite, vous la connaissez ! Dixit Papa.
MATINÉE DANS LE ROYAUME : FAISAN FANTÔME
Après une matinée plutôt tranquille, je suis sorti inspecter mon royaume. Le soleil montait lentement, réchauffant doucement l’air frais du matin. Mes pattes foulaient l’herbe encore humide de rosée – cette sensation fraîche et légèrement collante sous mes coussinets, l’odeur de chlorophylle et de terre mouillée qui montait à chaque pas.
Je cherchais mon copain le faisan – scrutant les buissons, les oreilles dressées pour capter le moindre bruissement, le moindre « krack-krack » caractéristique. Mais rien ! Disparu ! Seul le chant des mésanges et le sifflement du vent dans les feuilles jaunissantes des liquidambars troublaient le silence automnal.
Entre deux rondes de surveillance, j’ai chassé quelques sauterelles – ces petites bombes de protéines qui sautent au dernier moment avec ce « cric » sec de leurs pattes arrière ! Leur goût légèrement amer et croquant, pas désagréable finalement, même si ça ne vaut pas les œufs brouillés de Papa !
LA BÊTISE DES HELIANTHUS : OPÉRATION BOBINE !
Et là, le drame ! Ou plutôt… l’opportunité !
Papa s’armait de patience pour attacher ses immenses Helianthus salicifolius – ces géants de 3 mètres qui se balançaient dangereusement après le vent de la semaine dernière. L’échelle sortie, les tuteurs en bois alignés, et surtout… SURTOUT… cette magnifique bobine de ficelle verte posée PAR TERRE !
Papa grimpait sur l’échelle, tendait les bras vers ces tiges interminables, soufflait, pestait : « Mais qu’est-ce qu’ils sont hauts ces trucs ! » Moi, j’observais cette bobine qui brillait au soleil comme un trésor abandonné. Elle roulait légèrement quand Papa tirait sur la ficelle… Fascinant !
Et puis, discretos, pendant que Papa était perché là-haut, concentré sur son nœud… J’AI ATTAQUÉ ! J’ai chopé la bobine avec mes dents ! Ce goût de plastique rugueux, cette forme ronde parfaite pour jouer ! Je tire, elle roule, je cours avec !
« VOLTAIRE ! NON ! »
Trop tard ! Je galopais dans le jardin avec ma prise, la ficelle se déroulait derrière moi comme une traîne royale ! Je zigzaguais entre les massifs, slalomais entre les pots, la bobine rebondissait sur les cailloux ! Et puis… catastrophe ! Mes pattes se sont emmêlées dans la ficelle !
Je me suis retrouvé comme un saucisson vert, les pattes arrière coincées, la bobine qui continuait à rouler toute seule, m’enroulant de plus en plus ! Papa descendait de l’échelle à toute vitesse : « Mais qu’est-ce que tu as encore fait ?! »
J’étais planté là, immobile, ne pouvant plus bouger, mes yeux de chien battu implorant le pardon… La ficelle m’entourait comme un costume de momie égyptienne ! Papa a dû passer quinze bonnes minutes à me démêler, murmurant des choses que je préfère ne pas répéter ici… Mes oreilles baissées, ma queue entre les pattes…
Fin du record de sagesse : 38 heures, 45 minutes et 5 secondes exactement !
APPEL DE MON FRÈRE TRÉSOR : RÉCIT DE PLAGE
À 18h32 et 5 secondes (oui, après ma punition au parc), mon frère Trésor m’a appelé pour raconter sa balade tranquillou à Fort Boyard !
J’entendais dans sa voix ce calme légendaire, et presque – je vous jure – j’entendais le bruit des vagues en arrière-plan, le cri des mouettes, le vent marin qui devait ébouriffer son pelage ! « Le sable entre les pattes, Voltaire… Tu ne sais pas ce que tu rates ! »
Je lui ai raconté mon aventure avec la bobine… Il a ri. Facile pour lui, tranquille sur sa plage, sans tentations de ficelles vertes ! Ah, mon frère qui adore le sable et déteste mon royaume… Mais bon, c’est mon grand frère, alors je l’écoute religieusement, même si je préfère mes 5 hectares pleins d’aventures (et de bêtises) à ses étendues salées !
HELIANTHUS : MISSION ACCOMPLIE (SANS MOI)
Finalement, Papa a réussi à attacher tous ses Helianthus… SANS MON AIDE ! Ces immenses tiges vertes qui se balancent maintenant sagement attachées à leurs tuteurs, bruissant dans le vent ! Leurs feuilles fines comme des rubans qui ondulent, créant des ombres dansantes sur le sol !
Je lève la tête, mes yeux suivent ces colonnes végétales qui montent, montent, montent vers le ciel… Et tout là-haut, inaccessible, invisible, la fleur mystérieuse ! L’injustice faite aux petits Yorks ! Je ne verrai jamais de mes propres yeux ces pétales dorés que Papa photographie avec tant de passion ! Mais au moins, je n’ai plus accès à la bobine… Elle est bien rangée, TRÈS HAUT, hors de portée royale !
L’HEURE SACRÉE APPROCHE
Bon, je vais aller m’approcher de la cuisine royale… Je sais, 20h00 approche ! Déjà, mes narines captent les premiers signes : Papa qui ouvre le placard (ce grincement caractéristique), le bruit métallique de ma gamelle qu’on sort, peut-être – oh miracle – une odeur de viande fraîche qui accompagnera mes croquettes ce soir ? Mes pattes me portent irrésistiblement vers ce lieu sacré !
Bonne soirée à tous mes copains Yorks, à leurs parents et à tous les adorables humains qui veillent sur leurs toutous d’amour… ici, et dans les étoiles.
Léchouilles emmêlées et honteuses,
Le petit Roi Voltaire
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